Quincy Jones et Michael Jackson : une collaboration tumultueuse mais fructueuse

Quincy Jones et Michael Jackson : une collaboration tumultueuse mais fructueuse©Chris Walter, Getty Images

Fabien Gallet, publié le 8 février

Le site Vulture a publié mardi 6 février 2018 une interview de Quincy Jones dans laquelle ce dernier dresse un portrait au vitriol du King of Pop. L'occasion de revenir sur une relation spéciale.

Leur rencontre a bouleversé l'industrie musicale. De cette collaboration née après une rencontre sur le plateau de tournage de "The Wiz" naîtra trois albums de légende : "Off the Wall" (1980), "Thriller" (1982) et "Bad" (1987), écoulés à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires chacun.

Bien que couronné de succès ce tandem ne sera pas de tout repos de 1979 à 1987. Ce fut notamment le cas sur "Thriller". Le producteur imposera ses idées créatives à son poulain, lequel, bien décidé à en faire un album incontournable, exigera de refaire le mixage dans son intégralité une fois la première version du disque terminée. "Nous avions l'habitude de rester debout cinq jours et nuits sans dormir quand nous étions lancés", précisait Quincy Jones à Rolling Stone en août 2017.

"Il était aussi machiavélique que c'est possible de l'être"

Une fois l'album "Bad" sorti, le King of Pop décide de mettre un terme à ce duo gagnant, jugeant son acolyte trop vieux et dépassé. Dans le creux de la vague à l'aube des années 2000, Michael Jackson tente pourtant de renouer avec le producteur aux 27 Grammy Awards, mais ce dernier refuse.

Il faut dire que le chanteur n'était pas forcément très net. C'est ce que Quincy Jones explique cette semaine au site Vulture. "Je déteste avoir à le dire publiquement mais Michael a volé beaucoup de chansons", a-t-il révélé, faisant référence au tube Billie Jean, à ses yeux plagiat de State of Independence, titre de Donna Summer paru quelques mois plus tard. Pire, selon le producteur, Bambi était foncièrement "cupide". Et d'ajouter : "Il était aussi machiavélique que c'est possible de l'être."

Après la mort de la star (2009), Quincy Jones a intenté en 2013 un procès à l'une des sociétés gérant l'héritage de Michael Jackson, réclamant 30 millions de dollars de droits d'auteur impayés pour l'usage de titres dans le film "This is it" (2009). En juillet 2017, il gagne et reçoit 9,4 millions de dollars de dommages et intérêts mais assure au Los Angeles Times quelques semaines plus tard : "Avec Michael, nous avons toujours été très proches."

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