Le reggae entre au patrimoine culturel de l'humanité

Le reggae entre au patrimoine culturel de l'humanité©Hussein Anwar/EMPICS Entertainment, Abaca

Fabien Gallet, publié le 30 novembre

Après les savoir-faire liés au parfum de Grasse en France, le comité ad hoc de l'Unesco a décidé jeudi 29 novembre 2018 d'inscrire le reggae au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Bob Marley aurait de quoi être fier, tout comme les Gladiators, les Toots and the Maytals, Peter Tosh et consorts. Et pour cause, le style musical né à la fin des années 1960 en Jamaïque, s'inspirant à la fois du ska, du blues, du jazz et du rocksteady, a fait son entrée au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, rejoignant ainsi 400 autres traditions culturelles (cuisines, danses...).

Une contribution de grande valeur

Une décision prise par l'Unesco à Port-Louis, capitale de l'Île Maurice, jeudi 29 novembre 2018. L'organisation a en effet validé la candidature portée par la Jamaïque, mettant en avant "la contribution" de ce genre musical à la prise de conscience internationale "sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité", ce qu'indique l'Agence France-Presse. Après réflexion, l'Unesco a également mis un point d'orgue à sa dimension "cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle". Raison pour laquelle, comme le souligne l'AFP, le reggae est souvent "revendiqué comme la musique des opprimés". "C'est une musique que nous avons créée qui a pénétré partout dans le monde", a assuré avant le vote de l'Unesco, Olivia Grande, ministre de la Culture de la Jamaïque.

Après la nouvelle annoncée, l'immense chanteur de reggae ivoirien Alpha Blondy a réagi auprès de l'AFP : "Nous sommes fiers et heureux. Les amoureux du reggae n'auront pas à raser les murs ! Les gens ont compris que le reggae n'est pas un phénomène de mode parce que l'injustice, la pauvreté ne sont pas des modes, Dieu n'est pas une mode, la misère, la guerre, l'espoir, la faim ne sont pas des modes. Voilà pourquoi le reggae est encore là et sera toujours là."

Les commentaires sont désactivés pour cette page.