Goldman, Renaud, IAM... ils montent au créneau pour la réforme du droit d'auteur

Goldman, Renaud, IAM... ils montent au créneau pour la réforme du droit d'auteur©Patrick Carpentier, BestImage
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Fabien Gallet, publié le 25 mars

Demain, mardi 26 mars 2019, le Parlement européen doit se réunir pour voter ou non la directive sur le droit d'auteur dans le marché numérique. Avant ce vote, plus de 170 artistes ont publié dans le JDD une tribune pour défendre ce droit et convaincre les députés de voter ladite directive.

Le Journal du Dimanche a publié, le 24 mars dernier, une tribune signée par 171 artistes, créateurs et autres journalistes français, tous se positionnant en faveur de la réforme européenne du droit d'auteur dont la législation n'a pas évolué depuis 2001.

Ils souhaitent en effet que le Parlement européen adopte la directive sur le droit d'auteur, en discussion depuis trois ans, dont l'objectif est, comme l'explique le JDD, "de permettre à la presse et aux artistes de percevoir une partie des revenus générés par la diffusion de leurs productions et oeuvres sur Internet".

"Une certaine idée de la démocratie"

Parmi les 171 signataires, on retrouve de grands noms de la chanson française à l'image de Jean-Jacques Goldman, David Guetta, le groupe de rap IAM, Renaud, Benjamin Biolay, Jean-Michel Jarre, Louane, Nolwenn Leroy, Nicolas Sirkis du groupe Indochine, Bob Sinclar, Oxmo Puccino ou encore Zaz et Yodelice. Ont également signé des réalisateurs comme Éric Toledano et Olivier Nakache, des journalistes ou des artistes comme Anne Nivat et Enki Bilal mais aussi l'ex-ministre de la Culture Françoise Nyssen.

Baptisée "Les bons géants qui devinrent des ogres", la tribune en question, qui prend la forme d'un conte, pointe du doigt le comportement des géants du numérique que sont les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple), lesquels s'opposent à l'adoption du projet de réforme sur le droit d'auteur qui, selon eux, "nuirait à la créativité et à la gratuité du Net", comme le précise Le Figaro.

"Nous défendons le droit d'écrire notre histoire et non de vivre celle que les géants ont décidée pour nous, nous défendons l'intérêt général et pas seulement des intérêts privés, car nous ne défendons rien d'autre que notre bien commun le plus précieux, une certaine idée de la démocratie", écrivent les 171 signataires. Reste à savoir quelle sera l'issue du vote.

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