Enfoirés 2015 : Jean-Jacques Goldman répond aux détracteurs de "Toute la vie"

Enfoirés 2015 : Jean-Jacques Goldman répond aux détracteurs de "Toute la vie"©Datchary Jean-Jacques, Abaca

Sébastien Jenvrin, publié le 27 février

Auteur de la chanson des Enfoirés qui crée la polémique depuis hier sur la Toile, Jean-Jacques Goldman a souhaité s'expliquer dans un communiqué.

Jugé "anti-jeunes" et "réactionnaire", le nouvel hymne des Enfoirés dévoilé en début de semaine ne passe pas auprès des fans et des internautes. Devant le déluge de critiques que doivent essuyer Jean-Jacques Goldman et sa bande sur les réseaux sociaux, le community manager des Enfoirés tente tant bien que mal d'apaiser les tensions. Que ce soit sur Twitter ou Facebook, il essaie d'expliquer le message de la chanson. Aujourd'hui, c'est Jean-Jacques Goldman lui-même qui sort de son silence et prend la parole dans un communiqué, sur le site officiel des Restos du coeur.

Dans sa lettre, le parolier explique que Toute la vie n'a jamais eu pour but de donner une leçon aux jeunes, mais qu'au contraire, elle dénonce la "mauvaise foi" de certains adultes dans leurs réponses. "C'est une chanson dans laquelle des adolescents reprochent aux générations qui les ont précédés l'état du monde qu'ils leur laissent : pollution, chômage, violence, dette, misère (c'est un sujet qui n'est pas si fréquent...)", déclare l'auteur-compositeur. "Les Enfoirés jouent le rôle des adultes qui leur répondent comme trop souvent : en se dédouanant et avec mauvaise foi, mais en espérant qu'ils feront mieux. Le fait que la jeunesse nous demande des comptes me semble la moindre des choses. Le fait que la chanson se termine en faisant confiance à l'avenir aussi", a-t-il ajouté.

L'origine de la polémique repose sur les paroles et le clip du morceau, qui opposent deux générations, jeunes d'un côté, baby-boomers de l'autre. Les premiers chantent : "Vous aviez tout, paix, liberté, plein emploi / Nous, c'est chômage, violence et sida". Ce à quoi les Enfoirés répondent "Tout ce qu'on a, il a fallu le gagner / À vous de jouer, mais faudrait vous bouger".

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