Diam's dévoile les raisons qui l'ont poussée à mettre fin à sa carrière

Diam's dévoile les raisons qui l'ont poussée à mettre fin à sa carrière©Gouhier-Nebinger, Abaca

Fabien Gallet, publié le 26 mars

Invitée à parler spiritualité dans les colonnes du dernier numéro du magazine Paulette, en kiosque depuis le 21 mars 2019, l'ex-star du rap français est revenue sur sa carrière et les dessous de sa décision d'y mettre un terme en 2012.

Voilà déjà près de 7 ans que Diam's a annoncé sur TF1 mettre fin à sa carrière de rappeuse. Un choix qui, à l'époque, a évidemment déçu les fans de l'interprète de La boulette, mais qui s'est avéré nécessaire voire vital pour la principale intéressée.

C'est ce que Mélanie Georgiades (son vrai nom) explique ce mois-ci dans les pages de Paulette, répondant aux questions de son ancien double artistique. "Tu es pour moi comme une expérience de vie qui a fait celle que je suis à présent. J'ai compris tant de choses grâce à toi, et ça je ne le renierai jamais", assure-t-elle.

Un "sentiment d'être comme fissurée de l'intérieur"

L'auteure de l'album "Dans ma bulle" (2006) sur lequel figure le tube Jeune Demoiselle évoque sans détour son statut d'ancienne star avec son double. "Tu sais mieux que quiconque ce qu'a été pour moi la célébrité. Au-delà de l'épuisement et du stress que subit le corps, il y a aussi le sentiment d'être comme fissurée de l'intérieur, d'être un puzzle divisé en une infinité de pièces qui cherchent désespérément à prendre forme. Comme si ton âme criait à l'aide et que, pour être soignée, elle réclamait autre chose que des antidépresseurs", confie-t-elle.

Cet "autre chose" s'est finalement traduit par une décision radicale : mettre fin à sa carrière. Celle qui s'est retrouvée dans la religion ajoute : "On ne compte plus les suicides, les burn-out, les pétages de plombs et les diverses formes de déchéance chez les people, comme si cette dose émotionnelle était trop intense pour un être humain."

Et celle qui se faisait appeler Diam's de poursuivre : "Sans même parler du star-system, je pense qu'à partir du moment où on se laisse happer par un travail envahissant, une passion dévorante, une addiction, on peut alors devenir prisonnier d'un tourbillon qui ne nous permet plus de nous retrouver un seul instant avec nous-même, et de ce fait, nous prive de toute paix intérieure."

Selon Mélanie, "ce succès est éphémère et ne peut suffire à combler notre besoin de quête de sens". Elle conclut : "Peut-être étais-je trop lucide, mais me lever chaque jour avec la certitude que j'allais mourir m'apportait peu d'ardeur de vivre, c'était trop absurde." Même si Diam's est aujourd'hui loin du rap, elle n'a "jamais cessé d'écrire", comme elle l'avouait au JDD en 2017.

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