Des riverains parisiens veulent faire interdire un festival de rap

Des riverains parisiens veulent faire interdire un festival de rap©Alexandre Fumeron, BestImage

Fabien Gallet, publié le 5 septembre

Le 22 septembre 2019 doit se tenir le festival "Revolution" dans l'enceinte du stade Jean-Bouin, situé dans le XVIe arrondissement parisien. Reste à savoir s'il aura bien lieu car certains sont bien décidés à le voir annulé.

IAM, Assassin, Oxmo Puccino, Fianso, Kaaris, Black M... autant de poids lourds du rap et hip-hop français à l'affiche du festival Revolution qui promet pas moins de "12 heures de live non-stop", de midi à minuit, le 22 septembre prochain.

Un rendez-vous de taille pour les amateurs de musiques urbaines organisé au stade Jean-Bouin (20 000 places) à Paris, mais qui ne semble pas ravir tout le monde.

"Des noms qui font peur"

Malgré un manifeste poétique publié sur le site de l'événement ("Nos modes de vie sont à repenser. Notre rapport à la planète est à reconstruire. (...) C'est dans la rue que commencent les révolutions. (...) Il faut juste savoir où regarder. Lever les yeux de son smartphone, les porter vers le ciel"), le soutien de l'association Greenpeace et, surtout, une programmation alléchante, certains se sont montrés hostiles au festival.

C'est le cas d'une association de riverains qui, comme l'a expliqué à l'AFP Abdallah Slaiman, cofondateur d'Hiya!, organisateur de l'événement, a "assigné (les organisateurs) mercredi matin (4 septembre) au TGI de Paris en référé". "On ne s'attendait pas à ça, c'est peut-être parce qu'on a des artistes qui s'appellent Kalash Criminel, Assassin...", a-t-il expliqué, tandis que le parrain du festival, Rockin' Squat, (leader du groupe Assassin et frère de Vincent Cassel) a ajouté : "Ce sont des noms qui font peur pour des gens qui ne connaissent pas."

"Visiblement, les cultures urbaines ne sont toujours pas les bienvenues dans les beaux quartiers de Paris", ont regretté les organisateurs dans un communiqué posté sur les réseaux sociaux le 3 septembre. "Loin de nous abattre, ce coup de pression nous donne encore plus envie de voir se réaliser cet événement pour tous ceux qui aiment, vivent et font vivre les cultures urbaines au quotidien", ont-ils assuré. Reste à connaître la décision du tribunal de grande instance qui sera rendue le 18 septembre 2019.

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