20 ans de Solidays : retour sur 3 grands moments du festival

20 ans de Solidays : retour sur 3 grands moments du festival©LIONEL URMAN, BestImage

Hélène Demarly, publié le 22 juin

Solidays fête ce week-end ses 20 ans (les 22, 23 et 24 juin). Pour cet anniversaire événement, retour sur trois moments forts du festival solidaire dont, chaque année, les bénéfices sont reversés à des associations de lutte contre le sida.

Le concert de Robbie Williams en 1999

En 1999 lors de la première édition, le chanteur britannique donne son premier grand concert en France, à Solidays. Un événement marquant, au-delà de la performance, puisque par la suite, les artistes anglo-saxons se feront de plus en plus rares. En cause ? La concurrence des festivals - dont le nombre n'a cessé d'augmenter à travers le monde -, et un budget (5 millions d'euros seulement) qui ne permet pas à Solidays de s'offrir en tête d'affiche des stars internationales, bien que certaines, et heureusement, viennent malgré tout pour afficher leur soutien à la cause.

Les 10 ans du festival avec Manu Chao

En 2009, à l'occasion des dix ans du festival, Manu Chao livre devant 50 000 personnes un incroyable concert d'une heure et demie pour le final de Solidays, diffusé sur M6. Sur scène, il revisite ses plus grands tubes et fait vibrer les festivaliers. À la fin, le musicien invite sur scène, pour les remercier, les bénévoles de Solidarité Sida. Un moment fort et un concert intense qui marquera les esprits et dont ceux qui y étaient se souviennent encore.

Le "die-in" dans la boue

En 2004, le festival prévoit un "die-in" géant (les participants s'allongent pour plusieurs minutes). Le but ? Montrer sa solidarité avec les militants qui réclament, lors d'une conférence mondiale sur le sida à Bangkok, l'accès au traitement.

Problème, il pleut et la boue a remplacé la pelouse. Dans une interview accordée au Parisien, Luc Barruet, le président du festival raconte : "Une militante du Togo, malade, qui n'en avait plus que pour quelques mois, a pris la parole et là on s'est dit 'Il faut le faire'. J'ai pris le micro et j'ai dit : 'On ne va pas être capable de mettre notre cul dans la boue ?' Et tout le monde l'a fait. Ça montre que le festival sert d'abord à maintenir les consciences éveillées."

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