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Marc LAVOINE "Je Reviens A Toi"

Marc LAVOINE "Je Reviens A Toi"
Dix nouveaux titres, comme autant de déclarations enflammées.
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publié le 18 mai

Les années passent, le temps qui passe, le temps perdu. Heureusement, il y a l'amour. Et les chansons d'amour. Celles de Marc Lavoine gravées dans nos coeurs depuis 1984. Des chansons qui font battre celui des filles, des femmes, des hommes. Suffirait d'égrener quelques titres et les airs suivent, entrainant « Pour une biguine avec toi », « Elle a les yeux revolver », « Le parking des anges », « Bascule avec moi », « C'est la vie », « Chère amie (toutes mes excuses) », « Paris » ... Ses tubes inondent les ondes. Et les duos avec Catherine Ringer (« Qu'est-ce que t'es belle »), Cristina Marocco (« J'ai tout oublié »), Claire Keim (« Je ne veux qu'elle »), Bambou (« Dis-moi que l'amour »), Valérie Lemercier (« La grande Amour »), Coeur de Pirate (« Vivre ou ne pas vivre » ) ...

Quand Marc Lavoine dit « je », il dit « nous ». Avec légèreté, avec pudeur. Chez lui, l'amour est une forme de révolte. Toujours sensible, sans sensiblerie. Entre la France et lui, c'est une longue histoire d'amour aussi. Des étreintes, des partages. La France lui fait la fête. C'est ça la France. Aussi. Une histoire qui, parallèlement à la chanson se poursuit et s'épanouit au cinéma avec (entre autres) Claude Chabrol, Elie Chouraqui, Marc Esposito, Tony Gatlif, Pierre Jolivet, Audrey Dana, Alex Lutz, Frank Bellocq..., à la télévision dans de nombreux rôles, au théâtre (« Le Poisson Belge » de Léonore Confino). En librairie : son roman hommage à son père, « L'Homme qui ment » (Fayard) est un best-seller en 2016.

L'éternité d'aimer

2018. Marc Lavoine revient, un peu le même, un peu un autre. Il retrouve son compositeur depuis leurs 20 ans, Fabrice Aboulker. L'ami complice des grands moments, des chansons inoubliables, celles qui sont sur toutes les lèvres. Cette fois, Fabrice Aboulker a travaillé à partir des textes de Marc. Ils se connaissent, ils ne trichent pas. Et la musique se glisse, se tisse dans les mots, à travers eux, mots noués, ourdis, liés aux notes, comme une gorge serrée. Musique et mots ne font plus qu'un dans un grand équilibre, sur des tempos de rock lent, de valse, de funk, de reggae parfois, de classique aussi. Enregistrées dans des studios de Los Angeles, Londres ou Paris ces nouvelles chansons distillent une énergie urbaine. Et toujours pour célébrer l'éternité d'aimer. L'auteur s'affirme, s'affine, ses vers se fondent sur les notes, ses mots sont musique.

Sensibilité à fleur d'âme, il oscille entre frisson, tendresse, humour, cet humus de l'amour. L'amour comme une forme de révolte. Le charme opère. Tour à tour sa voix de velours, magnétique, parfois noyée dans les échos, scande une savante sensualité à fleur de peau. Ses nouvelles plages, dix titres, autant de déclarations enflammées. Même si des rêves sont partis en fumée. Dix chansons, dix bijoux sertis d'une poésie absolue. Et surtout d'une grande sincerité: « Dans les archives du passé/ J'ai essayé de m'effacer/ Aucune gomme n'y est parvenue/ Je viens à toi, le coeur nu. ». Ou encore « Si tu savais comme je t'aime/ Et je t'écris comme je t'aime/ Soudain je pleure comme je t'aime. (...) ». L'artiste se dévoile, se met à nu, sans fard, sans fausse note. « Station Othoniel », « Je reviens à toi », « Comme je t'aime », Marc Lavoine renouvelle ses déclarations chantées, enflammées, même si le monde est désenchanté. Même si les parfums qu'on a aimés se sont évaporés. Même si... Toujours avec une part de romantisme, même s'il y a un paradis perdu, quelque chose de consumé. Dans un duo avec Benjamin Biolay, leurs voix magnétisent « Un chagrin n'arrive jamais seul/ Mais la terre reste mon amie. » Marc chante aussi « Comment allez-vous ? » : salvateur. Et on meurt d'envie de lui demander : Et comment va-t-il, lui ? On le sent paniquer en douceur, le coeur gros : « Devenu trop lourd le chagrin me fait du bien/ C'est déjà la fin du chemin ». Les espoirs perdus ? Pas tout à fait : « Les premiers mots d'amour font un drôle d'effet ». Alors comment va-t-il ? Il va, la poésie à son bras. « Un soleil inattendu ne se refuse pas ».

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