Villagers : trois bonnes raisons d'écouter l'album "Darling Arithmetic"

Villagers : trois bonnes raisons d'écouter l'album "Darling Arithmetic"©Domino Records, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 14 avril

Révélé en 2010 avec Becoming A Jackal, Villagers repose entièrement sur le songwriter Conor J. O'Brien. L'Irlandais revient avec Darling Arithmetic, un disque d'une belle sobriété folk.

1. Pour le folk dépouillé

On a découvert les mélodies sobres et dénudées de Conor O'Brien en 2010 sur Becoming A Jackal. Un premier coup de maître renouvelé trois ans après sur {Awayland} (2013). La formule ? Des paroles complexes et énigmatiques serties sur des mélodies d'orfèvre. Le tout joué avec peu d'instruments : la guitare acoustique du songwriter, une section rythmique basse-batterie, des notes de piano par-ci, un mellotron rêveur par-là. Sur Darling Arithmetic, la musique est réduite à son plus simple appareil et entièrement acoustique pour un résultat d'une beauté simple et dépouillée.

2. Pour l'aspect intimiste

Ce retour à la simplicité fait écho à la volonté de Conor O'Brien d'être moins cérébral sur ce disque. "J'avais envie d'utiliser moins ma tête et davantage mon coeur et mon ventre. Envie de ressentir les choses plutôt que d'y réfléchir", déclare le chanteur aux Inrocks. Et cela se ressent dans ses textes, moins énigmatiques et beaucoup plus intimistes. Tout en gardant la pudeur qu'on lui connaît, l'Irlandais chante sur cet album à la première personne et évoque ses histoires d'amour et son homosexualité. Le plus bel exemple ? Le morceau Courage, sur lequel on l'entend chanter : "It took a little time to get free/ It took a little time to be honest/ It took a little time to be me" ("Cela a pris un peu de temps pour être libre / Cela a pris un peu de temps pour être honnête / Cela a pris un peu de temps pour être moi").

3. Pour la voix de Conor J. O'Brien

De son côté, le timbre magnifique du chanteur n'a pas bougé d'un poil. Au contraire, il est mis en lumière par la sobriété des arrangements et de la musique. À plus d'un égard, la voix d'O'Brien se fait complainte, que ce soit sur le lumineux Hot Scary Summer ou sur la ballade mélancolique No One To Blame, sur lequel son chant est comme sur un fil.

 
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