Vianney, le retour du "fils à papa"

Vianney, le retour du "fils à papa"©Reynaud Julien/APS-Medias, Abaca
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Sébastien Jenvrin, publié le 15 décembre

Cinq mois seulement après avoir terminé sa tournée, l'Artiste masculin de l'année aux dernières Victoires de la Musique publie son deuxième album. Verdict ?

Après l'imposant succès de son premier LP, "Idées blanches" (2014), Vianney a fait le choix, comme beaucoup d'artistes de sa génération, de battre le fer pendant qu'il est encore chaud. L'interprète de l'agaçant Pas là a profité de sa notoriété grandissante - dont le climax aura été son sacre aux Victoires de la Musique 2016 - pour enchaîner sur la suite. Que réserve le chanteur à ses fans avec ce deuxième essai ?

L'album de la maturité ?

Exit la chemise boutonnée jusqu'en haut et la mèche de gosse tête-à-claque des beaux quartiers parisiens, c'est un nouveau Vianney qui se présente sur la pochette de ce deuxième album, pomme d'Adam saillante et barbe naissante. Pourtant, sa voix, elle, ne semble pas avoir encore tout à fait mué, toujours geignarde et un brin nasillarde. Passées ces quelques mimiques qui pourront en agacer plus d'un, on retrouve des chansons qui ont l'étoffe d'un auteur-compositeur singulier. Ça tombe bien, Vianney écrit tous ses textes -ceux-là sont nés sur la route, pendant sa dernière tournée-, compose toutes ses musiques et s'occupe également des arrangements et du graphisme. De cette personnalité affirmée découlent encore et toujours des textes sur le désamour (le single Je m'en vais et Moi aimer toi), mais aussi un peu d'autobiographie (Dumbo, Le Fils à papa) ainsi que des choses plus graves, comme cette chanson inspirée par les attentats et écrite peu après l'attaque contre l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (L'Homme et l'âme).

Musicalement, Vianney avait promis en avril un disque "boisé et épuré", comme s'il parlait d'un spiritueux. L'album distille une palette d'arômes plus large que son prédécesseur, allant du folk (Sans le dire) au reggae (Dumbo), en passant par la chanson africanisante (Moi aimer toi). Mais rien d'hyper enivrant, pas même ce Galopin, sorte de croisement bancal entre Dick Annegarn et le Renaud de Mistral gagnant. Reste des arrangements assez justes, de cordes et de cuivres, qui n'alourdissent jamais les compositions, et laisse la part belle à la guitare acoustique. Si "Vianney" a déjà plus de corps qu'"Idées blanches", il faudra quand même attendre avant de savourer un disque hors d'âge.

Vianney sera en tournée dans toute la France à partir du 25 février 2017.

 
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