The Velvet Underground en 5 chansons cultes

The Velvet Underground en 5 chansons cultes©GAB Archive, Getty Images
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Sébastien Jenvrin, publié le 31 mars

Du 30 mars au 21 août 2016, la Philharomie de Paris présente l'exposition The Velvet underground, New York Extravaganza et rend hommage à l'un des groupes de rock les plus cultes du XXe siècle. A cette occasion, voici cinq chansons qui ont fait leur réputation.

La + androgyne : Sunday Morning

Mars 1967, le premier album des New-Yorkais, The Velvet Underground & Nico, enregistré en 1965, paraît enfin chez les disquaires, une banane signée Andy Warhol en guise de pochette. Symbole de ce premier disque produit par le pape du Pop Art, le titre d'ouverture, Sunday Morning, laisse entendre les voix de Lou Reed et de Nico s'unir parfaitement. Refusant de laisser le micro à la muse de Warhol, Reed décide au dernier moment de la chanter. Sans prévenir, le producteur Tom Wilson décide finalement de mixer les deux voix. Résultat, Sunday Morning souligne l'indétermination sexuelle du groupe.

La + sulfureux : Venus in Furs

En 1965, Lou Reed et John Cale dégotent un ouvrage dont la couverture racoleuse promet de "choquer et stupéfier". Son titre ? The Velvet Underground, dont le thème repose sur les comportements sexuels "déviants". C'est une autre lecture de ce genre qui leur inspirera la chanson Venus in Furs, d'après le roman érotique de Leopold von Sacher-Masoch paru en 1870. On y entend l'alto de John Cale et la guitare Ostrich de Lou Reed se donner la réplique. Sur scène, le morceau se transformera en happening initié par Warhol, mêlant projections, danse du fouet et light shows.

La + noisy : Sister Ray

Avec cette cavalcade noisy de 17 minutes, le Velvet Underground met un grand coup de botte dans le rêve hippie, qui vit ses dernières heures. En 1968, le groupe alors débarrassé de la chanteuse Nico et du manageur Andy Warhol peut laisser libre cours à ses expérimentations soniques. Clin d'oeil à l'idole de Lou Reed, le musicien free-jazz Ornette Coleman, le morceau est construit comme une improvisation dont le seul fil conducteur est la guitare saturée de Reed. Le titre, lui, serait inspiré du petit nom que le chanteur donnait à sa seringue à l'époque.

La + belle : Pale Blue Eyes

"Sometimes I feel so happy/Sometimes I feel so sad" : sur une guitare cotonneuse, Lou Reed susurre sa mélancolie bleutée et offre au passage une de ses plus belles chansons de toute sa carrière. Seul aux commandes du groupe après avoir lourdé John Cale, le chanteur multiplie les ballades folk lo-fi. Celle-ci serait inspirée de son idylle avec Shelley Albin, son premier amour.

La + pop : Rock And Roll

Présent sur l'album le plus commercial du Velvet, ce morceau est un hommage au rock'n'roll des années 1950. Les paroles racontent l'histoire de Jenny, petite fille de 5 ans qui découvre les tubes de cette nouvelle musique à la radio. "Voyez-vous, le rock'n'roll lui a sauvé la vie", chante Lou Reed. Connaissant sa passion pour Little Richard et le doo-wop, et son enfance pas très jojo, il y a fort à parier que Lou Reed et cette petite fille ne sont qu'une seule et même personne.

 
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