The Shins : 3 bonnes raisons d'écouter "Heartworms"

The Shins : 3 bonnes raisons d'écouter "Heartworms"©Nikki Fenix, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 10 mars

Cinq ans après "Port of Morrow" (2012), le groupe emmené par James Mercer signe un cinquième album en forme de retour aux sources. Mieux, "Heartworms" trouve l'équilibre parfait entre le songwriting précieux des débuts et la production soignée des albums récents.

Pour la qualité du songwriting

Dix ans après l'énorme succès de "Wincing the Night Away" (2007), qui a fait passer The Shins de curiosité indie à tête d'affiche du rock américain, le groupe de Portland surprend une nouvelle fois. Alors qu'on aurait pu s'attendre à un son plus mainstream et d'éventuelles collaborations, "Heartworms" marque finalement un retour au songwriting précieux des deux premiers albums du groupe. Plus fantaisistes que sur "Port of Morrow", les compositions s'inscrivent dans le genre de beautés auxquelles James Mercer nous a habituées, avec des chansons de haute volée comme Fantasy Island, Mildenhall ou The Fear.

Pour la production audacieuse

Ce qui frappe à la première écoute de ce nouvel album des Shins, c'est le sentiment que le leader James Mercer s'est amusé à expérimenter des choses nouvelles. Notamment avec l'utilisation de synthés vintage. Une obsession que l'on retrouve principalement sur le premier tiers du disque avec des morceaux loufoques comme Painting a Hole (qui se termine comme une musique de film d'horreur), Cherry Hearts ou Fantasy Island. Entièrement produit par Mercer dans son home studio, "Heartworms" a visiblement hérité de l'expérience Broken Bells, offrant une production toujours aussi soignée mais moins académique que sur "Port of Morrow".

Parce que James Mercer se livre comme jamais

Toujours aussi impressionnante, la voix de James Mercer se pose sur des textes moins cryptiques que dans le passé. Déjà abordé sur le précédent disque, le thème de la paternité refait surface avec le single Name for You, sorte de dédicace féministe à l'attention de ses trois filles. Toujours empreint d'une certaine vulnérabilité, ses textes évoquent aussi l'angoisse d'un futur incertain, évidente sur le magnifique final, The Fear, qui tranche avec sa vie pépère de quarantenaire. Enfin, sur Mildenhall (sans conteste un des sommets du disque), Mercer décoche une de ses ballades country dépouillées pour se livrer comme jamais sur son adolescence passée en Angleterre, l'ennui, la pratique du skate, les premiers accords appris à la guitare et la découverte du groupe culte The Jesus & Mary Chain. Une merveille.

 
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