Rock en Seine 2016 : ce que l'on retient

Rock en Seine 2016 : ce que l'on retient©Olivier Hoffschir, DR
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Clara Lemaire, publié le 29 août

Avec près de 110 000 festivaliers réunis au Domaine national de Saint-Cloud, la 14ème édition de Rock en Seine a une nouvelle fois fait carton plein. Retour sur cinq groupes qui ont brillé pendant ce week-end brûlant.

Brian Jonestown Massacre

S'il y avait un groupe à ne pas louper le premier jour, c'était bien les Brian Jonestown Massacre. Icône indé depuis son apparition dans le documentaire "Dig !" (2004) Anton Newcombe était de retour en France frais et pimpant, avec son plus beau costume blanc sur le dos et ses rouflaquettes mal taillées. Un Elvis un peu défraîchi qui n'a pourtant pas perdu de sa superbe sur scène après plus de vingt ans de carrière. Accompagné de six autres musiciens, dont le farfelu Joel toujours au tambourin, il a rejoué les plus belles mélodies des BJM. Who ?, Nevertheless, Anemone, Servo, The Devil May care (Mom and Dad Don't) ou bien encore Pish, ont fait planer les festivaliers sous le soleil pendant près d'une heure.

Flavien Berger

Véritable révélation de la scène électro française, Flavien Berger a fait résonner ses boucles hantées et sa voix angélique sur la scène pression live vendredi soir. Seul derrière ses machines avec pour seule compagnie une brume fantomatique, le jeune homme de 29 ans a offert un set mystique qui en a hypnotisé plus d'un. Très à l'aise avec le public, il a profité des interludes pour lui poser des questions, le haranguer, et même parfois l'engueuler parce qu'il ne lisait pas ses news sur Facebook. Un artiste hors-norme à l'univers complètement décalé dont on entendra encore parler longtemps.

Sum 41

Après quatre ans d'absence, période pendant laquelle le chanteur Deryck Whibley a failli mourir à cause d'une hépatite au foie, les Sum 41 ont fait un retour fracassant à Rock en Seine. Pour la dernière date de leur tournée européenne, les Canadiens ont tout donné et ont offert un set digne d'un beau comeback. Très en forme, Whibley n'a pas hésité à faire monter quelques fans sur le côté de la scène et a enchaîné les plus grand tubes des Sum 41 (Underclass Hero, Still Waiting, Into Deep ou bien encore Fat Lip), ainsi que le dernier single en date, Fake My Own Death. Un live qui a ravi les fans et plongé le reste du public dans une belle nostalgie.

Iggy Pop

Après une longue tournée aux côtés de Josh Homme et Matt Helders pour le "Post Pop Depression Tour", le fou furieux Iggy Pop a investi la grande scène dimanche soir, mais sans ses acolytes cette fois. Pendant plus d'une heure, le chanteur a repris ses plus grands classiques, de I Wanna Be Your Dog à Lust For Life en passant par The Passenger avec la même fougue et la même énergie qu'au temps des Stooges. A plusieurs reprises, il est même descendu vers le public pour se prendre un bain de foule qu'il a visiblement apprécié tout autant que les fans qui se sont pressés pour le toucher ou lui serrer la main.

Foals

La réputation des Britanniques en concert n'est plus à faire. Programmé pour clôturer le festival, Foals a encore une fois fait marcher sa magie et a électrisé les quelques 100 000 festivaliers présents dimanche. Le set : des tubes et encore des tubes. A Knife In The Ocean, My Number, Mountain At My Gates, Providence ou bien encore Inhaler ont fait danser la fosse du début à la fin. Véritable pile électrique, Yannis Philippakis s'est encore une fois retrouvé au beau milieu du public, porté à bout de bras, sur un What Went Down explosif. Sans aucun doute l'un des meilleurs groupes live de sa génération.

 
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