Raphael : trois bonnes raisons d'écouter "Somnambules"

Raphael : trois bonnes raisons d'écouter "Somnambules"©PlayOn, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 23 avril

Très loin de l'électro-rock Super-Welter (2012), le chanteur reprend un coup de jeune avec cet album frais comme un gardon, mais pas candide pour un sou.

1. Pour les choeurs d'enfants

Raphael souhaitait enregistrer un disque avec des gamins, autour de l'enfance. Pari réussi avec ce Somnambules, qui mêle la voix mélancolique de l'interprète de Caravane à des choeurs d'enfants de CM2 captés dans la cour de récré de l'école Houdon (18e arrondissement de Paris). Résultat ? Les treize titres de l'album se trouvent insufflés par une force juvénile salvatrice et heureusement un peu bancale. Car, dans l'esprit, on est plus du côté de ce qu'avait fait Ryan Gosling avec son groupe pop Dead Man's Bones que des Petits chanteurs à la croix de bois. Pas de chorale, donc mais des chants bruts qui apportent un beau contrepoint léger et innocent aux textes de Raphael.

2. Parce qu'il déniaise le thème de l'enfance

Qui dit innocent ne dit pas forcément gnangnan. C'est ce qu'a très bien compris le chanteur sur ce disque qui donne à entendre d'autres rengaines sur l'enfance, qui ne se réduit pas ici à un monde merveilleux où tout serait pour le mieux. D'où ces textes ambigus sur la violence de l'enfance (Arsenal), l'angoisse de la nuit et de l'inconnu (Somnambule), mais aussi sur la nostalgie du temps qui passe (Si jamais je nais demain ou Ramène-moi en arrière) ou la violence sociale (Ça sent l'essence).

3. Pour les mélodies claires

Épaulé à la composition par David-Ivar, tête pensante du trio folk Herman Düne, Raphael s'éloigne franchement de l'électro-rock du précédent Super-Welter (2012) pour offrir une pop ligne claire et entièrement acoustique. Omniprésente, la guitare sèche de Raphael est souvent accompagnée d'un piano doucereux, d'une batterie élégante, d'un accordéon ici ou de violons par-là. Mention spéciale à la mélodie douce-amère du morceau Arsenal, un des sommets de l'album qui évoque le hooliganisme de certains supporters un brin violents du club de foot londonien éponyme.

 
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