"Distortland" : que vaut le nouvel album des Dandy Warhols ?

"Distortland" : que vaut le nouvel album des Dandy Warhols ?©Dine Alone Records, DR
A lire aussi

Clara Lemaire, publié le 12 avril

Après plusieurs LP en demi-teinte on pouvait s'attendre au pire. Mais avec Distortland, les Américains prouvent qu'ils ne sont pas tout à fait perdus.

Quatre ans après This Machine, les Dandy Warhols reviennent avec leur huitième album studio, Distortland, dont le premier single, l'assommant You Are Killing Me, ne laissait présager rien de bon. Il faut dire que depuis 2003 et l'album Welcome To The Monkey House, les Dandy ont la fâcheuse tendance à se perdre dans toutes les directions, essayant désespérément de retrouver la flamme qui leur a fait écrire tant de tubes dans les années 1990. Pourtant, ce nouvel album se révèle être une véritable surprise : au lieu de vouloir à tout prix écrire des hits, les Dandy Warhols semblent cette fois-ci s'être laissés portés par la musique et reviennent miraculeusement aux sources.

Première indication déjà, Distortland n'est pas un pur produit de studios high-tech noyé dans les effets inutiles. Composé dans la cave de Courtney Taylor-Taylor sur un enregistreur de cassettes eighties, le disque revient à l'essentiel de la musique des Dandy : la mélodie. S'ils nous avaient ennuyés avec des chansons bien trop fades sur leurs trois derniers albums, le quatuor fait aujourd'hui un bel effort pour nous enivrer à nouveau avec des morceaux enfin dignes de leurs standards. Plutôt pop dans l'ensemble par la collaboration avec le producteur Jim Lowe (Taylor Swift, Beyoncé), Distortland joue néanmoins sur ce qui a fait le succès des Dandy Warhols : une ambiance psychédélique habitée, notamment grâce à la voix de Courtney Taylor-Taylor, qui s'est clairement améliorée depuis This Machine. Et pour trouver l'inspiration le chanteur n'a pas cherché très loin son secret : le temps libre. "C'est ce que j'ai essayé d'avoir ces dernières années pour faire ce disque. C'est de là que la bonne musique vient" confie-t-il à la radio digitale Double J.

Une simplicité qui avait fortement manqué aux Américains et qu'ils nous font redécouvrir ici avec des titres à l'efficacité imparable. Certains morceaux puisent directement dans les mélodies planantes de Thirteen Tales Of Urban Bohemia (Catcher In The Rye, Styggo, Give) et rappelle les meilleurs morceaux du groupe tels que Godless, Sleep, You Come in Burned ou bien encore The Last High. Mais les Dandy arrivent aussi à sortir des chansons plus entraînantes comme Pope Reverand Jim et son joyeux riff de guitare sixties, All The Girls In London, qui pourrait presque être leur nouveau Boys Better ou bien encore Semper Fidelis qui, avec ses boucles électro bien placées, remet leur son au goût du jour.

Disponible dans les bacs depuis le 8 avril dernier, Distortland marque sans conteste le retour inespéré des Dandy Warhols, plus habitués à faire des tournées lucratives pour tous les nostalgiques que d'écouler des albums. Cette fois-ci c'est la bonne, et si l'on en doutait encore, Dandys Rule OK?

 
1 commentaire - "Distortland" : que vaut le nouvel album des Dandy Warhols ?
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]