Que vaut "Starboy", le nouvel album de The Weeknd ?

Que vaut "Starboy", le nouvel album de The Weeknd ?©Nabil Elderkin, DR
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Clara Lemaire, publié le 29 novembre

Seulement un an après la sortie de "Beauty Behind The Madness", The Weeknd est de retour avec "Starboy", un album très réussi qui vient confirmer tout le talent du chanteur.

En 2015, The Weeknd, alias Abel Tesfaye, inondait les ondes radio avec Can't Feel My Face, un "super tube" calibré pour les soirées, et qui a fait du chanteur la nouvelle star du r'n'b à suivre. L'arrivée de son deuxième album, "Beauty Behind The Madness" avait mis tout le monde d'accord grâce aux hits The Hills ou bien encore Earned It, utilisé pour la bande originale de "50 nuances de Grey". Un peu plus d'un an après ce carton, The Weeknd n'a pas perdu de temps. Il est déjà de retour avec "Starboy", un disque qui brille encore une fois par son efficacité et son audace. Déjà classé numéro un dans le monde sur presque toutes les plateformes de streaming, il marque définitivement cette fin d'année 2016.

Un album aux multiples personnalités

Pour ce nouvel album, The Weeknd a eu visiblement du mal à se décider. Dix-huit pistes, c'est long, et parfois un brin rasoir. Mais bien plus qu'un simple disque où les chansons se suivent sans âme, "Starboy" est une invitation à découvrir les multiples personnalités musicales d'Abel Tesfaye. "Généralement j'ai une ligne directrice linéaire, mais celle-ci semble très schizophrène. C'est probablement la meilleure façon de décrire l'album. Des personnalités multiples. Chaque chanson est presque son propre personnage", avait récemment déclaré le chanteur au Wall Street Journal. Il n'avait pas menti : tout au long de l'opus s'enchaînent des titres aux univers très différents. Tantôt dark sur des morceaux très hip hop tels que Six Feet Under, Party Monster ou bien encore sur l'étonnante False Alarm - où il est apparu en braqueur violent dans le clip - The Weeknd s'illumine ensuite sur des chansons aux mélodies beaucoup plus pop et délicieusement eighties, qui auraient pu être chantées par Michael Jackson. On retient notamment les sublimes Secrets, Love To Lay, A Lonely Night, sans oublier l'un des plus gros tubes de l'album, I Feel It Coming, en collaboration avec Daft Punk.

Des collaborations bien choisies

Egalement producteur du disque, le duo casqué a réussi à poser sa patte toute en subtilité sur l'album de The Weeknd. D'abord sur l'envoûtant Starboy et ses claps entraînants, puis sur I Feel It Coming et sa guitare funk qui vient clôturer l'album tel le générique d'un bon film. Un beau coup de la part de The Weeknd, mais qui est loin d'être le seul. Pour ce nouvel LP, le chanteur en a profité pour refaire appel au producteur à succès Max Martin (Taylor Swift, Katy Perry, Justin Timberlake...), le co-auteur du hit Can't Feel My Face. Le résultat, rockin', est un peu décevant comparé au tube qui avait propulsé le chanteur, mais reste toutefois assez efficace avec ses boucles house. Déjà présente sur "Beauty Behind The Madness" sur l'excellente Prisoner, Lana Del Rey a resigné pour un interlude ésotérique où le temps s'arrête quelques instants. On n'en attendait pas moins de la chanteuse, si ce n'est peut-être un "vrai" morceau de plus de deux minutes. Dans un autre registre, The Weeknd a également scellé son amitié avec Kendrick Lamar sur l'électrique Sidewalks, ainsi qu'avec le roi de la musique trap, Future, sur All I Know.

Mais pour ce troisième opus, le chanteur s'est également inspiré de grandes stars de la musique disparues cette année comme David Bowie , "l'ultime inventeur" à qui il dédie le titre de son album"Starboy" (en référence à Starman, sorti en 1972) et Prince, avec qui il aurait dû enregistrer quelques temps avant sa mort. Aucun doute, leur aura plane bel et bien au-dessus du disque, et devrait lui porter chance.

 
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