Provocation à la violence envers les femmes, Orelsan relaxé

Provocation à la violence envers les femmes, Orelsan relaxé©Aurore Marechal, Abaca
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Sébastien Jenvrin, publié le 19 février

Suite à une longue procédure judiciaire opposant cinq associations féministes au rappeur caennais, ce dernier a été relaxé par la cour d'appel de Versailles.

Le conflit qui dure depuis plusieurs années entre Orelsan et les féministes a connu un nouveau dénouement cette semaine. Le rappeur de 33 ans a été rejugé jeudi 18 février devant la Cour d'appel de Versailles pour injure et provocation à la violence dans les textes de huit de ses morceaux visant les femmes. Il a été relaxé. Le procès opposait le natif d'Alençon à cinq associations féministes : les Chiennes de garde, le Collectif féministe contre le viol, la Fédération nationale solidarité femmes, les Femmes solidaires et le Mouvement français pour le planning familial. En cause, certaines paroles volontairement misogynes de chansons comme Pour le pire ou Saint-Valentin, interprétées notamment lors d'un concert parisien en mai 2009, et dont voici un échantillon : "J'te quitterai dès qu'j'trouve une chienne avec un meilleur pedigree", "J'respecte les schnecks avec un QI en déficit, celles qui encaissent jusqu'à finir handicapées physiques" ou encore "Ferme ta gueule ou tu vas te faire marie-trintigner".

Dans son verdict rendu ce jeudi, la cour d'appel de Versailles a invoqué la "liberté d'expression", expliquant que "sanctionner" les chansons objets de la polémique "reviendrait à censurer toute forme de création artistique inspirée du mal-être, du désarroi et du sentiment d'abandon d'une génération, en violation du principe de la liberté d'expression". Les magistrats ont par ailleurs souligné qu'Orelsan "n'a jamais revendiqué 'publiquement' la légitimité des propos violents, provocateurs ou sexistes tenus par les personnages de ses textes qu'il qualifie lui-même de 'perdus d'avance'". Le rappeur a depuis le début de ce combat judiciaire expliqué qu'il n'adhérait pas à ces paroles "ironiques" et "d'hyper mauvais goût", mais qu'elles étaient celles d'un "personnage fictif", "un gros nul".

Orelsan avait déjà été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris en 2012, dans son procès l'opposant à Ni putes, ni soumises. Le rappeur caennais apparaît depuis septembre 2015 dans la mini-série Bloqués du Petit Journal de Canal+. Son premier film, Comment c'est loin, est sorti en décembre dernier au cinéma.

 
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