Pete Doherty : "Je suis prêt à mourir pour Paris"

Pete Doherty : "Je suis prêt à mourir pour Paris"©Barcroft Images/ABACA, Abaca
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Clara Lemaire, publié le 6 décembre

À l'occasion de la sortie de son nouvel album "Hamburg Demonstrations", Pete Doherty s'est confié dans les pages de Télérama. Il a notamment abordé son retour sur scène à Paris après les attentats, le Brexit, mais également la mort de son amie Amy Winehouse.

Sept ans après "Grace/Wasteland" et un nouvel album avec The Libertines en 2015, Pete Doherty fait aujourd'hui son grand retour en solo avec "Hamburg Demonstration". Un opus enregistré en Allemagne, à Hambourg - d'où le titre - et où il aborde encore une fois le vaste thème de l'amour. L'amour qu'il portait entre autres à son amie-amante Amy Winehouse, mais également son profond attachement à la France et à Paris, une ville pour laquelle il se dit "prêt à mourir".

Paris, "un symbole" pour Pete Doherty

Initialement programmé pour la réouverture du Bataclan le 16 novembre dernier, avant que Sting n'investisse les lieux à la dernière minute quelques jours auparavant, Pete Doherty a affirmé ne pas avoir "hésité une seconde" lorsqu'on lui a proposé de jouer dans la mythique salle. "Quand on m'a demandé, dès le mois de février, si je pouvais assurer le concert de réouverture du Bataclan, je n'ai pas hésité une seconde. Comme si j'avais été mobilisé", explique-t-il, "Il y a peu de choses pour lesquelles je suis prêt à mourir, mais Paris en fait partie (...) Cette ville n'appartient pas qu'aux Parisiens, elle est à nous tous, un symbole". Lors de son concert qui s'est joué à guichets fermés, rien n'était "calculé", assure le rockeur. "Je devais me livrer corps et âme, oublier toute peur, toute fierté, m'abandonner à ce monde terrifiant de la scène dont on ne peut s'échapper, mais qui réveille en soi une force insoupçonnée", ajoute-t-il.

Un "chien errant" qui veut voyager

Interrogé sur l'actualité, Pete Doherty en a profité pour se confier sur la nouvelle qui a abasourdi l'Europe entière en juin dernier, le Brexit. "Il faut abolir les frontières une bonne fois pour toutes ! Et ne surtout pas en construire de nouvelles", s'insurge-t-il, expliquant qu'il a dû, lui-même, faire face à ces "frontières" toute sa vie en suivant son père militaire, "cloisonné dans l'univers de l'armée britannique, entre Anglais". Désormais le chanteur l'affirme, il est "de partout". Mieux, c'est "un chien errant" qui veut "voyager toujours plus, apprendre d'autres langues, continuer à écrire encore et mieux" avec son nouveau groupe, Puta Madres, composé d'une Française, d'une Américaine, d'un Irlandais, d'un Anglais et d'un gitan espagnol.

Puis, lorsqu'on lui demande ce qu'il souhaite pour la nouvelle année, il répond simplement pouvoir "vivre trois cent soixante-cinq jours de plus". Visiblement toujours affecté par la mort de son amie Amy Winehouse − à qui il dédie la chanson Kolly Kibber sur son nouvel album −, il ajoute : "(Elle) n'a pas eu cette chance. Elle était si frêle. Ce n'est pas seulement la drogue qui l'a tuée, mais la pression, la meute à ses trousses. J'ai vécu la même chose, ma constitution solide m'a sauvé, c'est tout."

 
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