Nouvelle tête : Barbagallo, le projet solo du batteur de Tame Impala

Nouvelle tête : Barbagallo, le projet solo du batteur de Tame Impala©Eytan Jan, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 28 octobre

Batteur pour Tahiti 80, Bertrand Burgalat ou Aquaserge, le Toulousain Julien Barbagallo s'est émancipé à l'international en 2012, en intégrant le groupe australien Tame Impala. C'est en artiste solo qu'il revient aujourd'hui, avec l'album "Grand Chien".

Derrière ce nom de chanteur italien se cache un batteur toulousain exilé en Australie. S'il est principalement connu pour tenir les baguettes du groupe Tame Impala, Julien Barbagallo a d'abord oeuvré au sein d'une nébuleuse pop française de qualité, jouant tour à tour pour Tahiti 80, Bertrand Burgalat, April March ou encore Aquaserge. Autant de noms peu connus du grand public, ayant pourtant remporté les faveurs de la presse spécialisée. C'est sous son vrai nom qu'il publie ce vendredi 28 octobre son deuxième album solo, "Grand Chien".

Pop en français

Après une première tentative en solo - et en anglais - sous le nom Lecube, Barbagallo publiait en 2014 l'excellent album "Amor de Lonh", sans faire grand bruit. C'est dans sa langue natale que le Français enregistrait cette fois ses compositions pop sans frontières. Une collection de chansons élégantes et solaires, où Julien Barbagallo sonne avec une classe incroyable sur des titres comme La Réconciliation, Ça, tu me ou encore Mourir là-bas. C'est au label digital La Souterraine que l'on doit cette trouvaille, décidément très habile dans son rôle de défricheur d'une nouvelle chanson française.

Entre variété française et psyché-pop

Avec "Grand Chien", l'artiste récidive, confirmant son talent d'équilibriste entre variété française et psyché-pop. Classieuses, éthérées et exotiques, les chansons évoquent tantôt le Michel Polnareff de la grande époque (Oubliez-moi), tantôt le cousin australien Tame Impala (Nouveau Sidobre). On pense également parfois à Sébastien Tellier, pour cette capacité à transporter la mélodie vers de lointains horizons sans peur du kitsch (Mungibeddu). Peu nombreux sont les batteurs à prendre le micro sur des projets aussi réussis. Avec Barbagallo, on est plus près de Robert Wyatt que de Phil Collins.

 
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