Nouvelle tête : Aymé, les Vampire Weekend français

Nouvelle tête : Aymé, les Vampire Weekend français©Robin, DR
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Clara Lemaire, publié le 19 février

Finaliste du concours inRocKs Lab en 2010, Aymé sort aujourd'hui Coriobona (Melasse Records/Nuun Records/La Baleine), un premier album à mi-chemin entre pop vitaminée et world music. Derrière ce nom ? Le chanteur et musicien Hugo Aymé a choisi de baptiser son projet en fonction de son patronyme tout simplement parce qu'on lui a toujours dit que "c'était beau". On ne peut qu'aimer Aymé.

Venu du monde du cinéma, Hugo Aymé n'aurait jamais pensé pouvoir faire de la musique son métier. Pourtant, au hasard d'une rencontre, il se retrouve à chanter sur une pub, puis signe pour enregistrer un album : "C'était juste un rêve qui devenait soudain réalité" explique-t-il. Geek de nature, il se nourrit de tout ce qui lui passe sous la main pour pouvoir fabriquer un univers qui l'inspire pour écrire, quitte à passer plus de temps à chercher qu'à créer véritablement.

A l'écoute de Coriobona, le jeu en vaut la chandelle : au total, onze petites pépites pop à l'énergie renversante, dont les rythmiques caribéennes viennent flirter avec l'univers de Vampire Weekend. Mais bien au-delà du groupe phare des années 2000, c'est chez Peter Gabriel qu'Aymé puise son inspiration : "Vampire Weekend a rouvert une porte que Peter Gabriel et quelques autres avaient ouverte dans les années 1980, qui était un passage vers la world music, les musiques non-européennes, puis qui a été à demi refermée dans les années 1990" affirme Hugo. Une période qu'il n'a pourtant quasiment pas vécu, mais dont les morceaux cultes de Talk Talk, Kate Bush et Michael Jackson résonne dans sa musique, comme c'est le cas sur les titres The Shame, Broken Umbrellas ou bien encore Make Up. Dansant et très mélodique, Coriobona est bourré de tubes à l'instar du premier single, So Heavy, une "feel good song" dont la pop sautillante ne peut pas laisser indifférent.

Compositeur et auteur de A à Z, Aymé s'entoure toutefois d'un groupe pour enregistrer ses chansons et travaille avec lui comme sur un film : "c'est un peu comme si j'étais réalisateur et eux acteurs, et que l'on tournait ensemble", explique-t-il. "Je monte tous ces rushs musicaux avec Tiery-F et Jérôme Laperruque, et comme au montage on réécrit le film, là on réécrit le morceau". Des morceaux qui sont d'ailleurs exclusivement écrits en anglais, un moyen pour Hugo "d'échapper à la prédestination géographique" de la nationalité française. Mais s'il chante dans cette langue c'est également grâce à la ville de New York où il a vécu quelques temps, et qui lui a permis de découvrir "une nouvelle façon de réfléchir", après avoir connu "l'esprit snob" et critique de Paris. Pourtant, même s'il a l'impression d'être "plus fidèle" aux icônes de la pop en chantant dans la langue de Shakespeare, il n'exclut pas décrire un jour en français : "il faut s'affranchir de ses maîtres... un jour".

 
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