Mort du chef d'orchestre français Georges Prêtre

Mort du chef d'orchestre français Georges Prêtre©Action Press/ABACA, Abaca
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Clara Lemaire, publié le 5 janvier

Le chef d'orchestre français Georges Prêtre, connu pour avoir dirigé les plus grands orchestres du monde, est décédé ce mercredi 4 janvier à l'âge de 92 ans.

Chef d'orchestre préféré du compositeur Francis Poulenc et de la cantatrice Maria Callas, Georges Prêtre s'est éteint mercredi 4 janvier à Navès (sud-ouest de la France) où il vivait dans le château de Vaudricourt, a annoncé la Société philharmonique de Vienne. L'institution musicale s'est dite "endeuillée par la disparition de son membre d'honneur" dans un message écrit sur son site internet. Le musicien de 92 ans était l'un des derniers grand maestros de son époque.

Viennois dans l'âme

Né le 24 août 1924 à Waziers dans le nord de la France, Georges Prêtre est très vite contaminé par le virus de la musique classique. Dès six ans, il suit ses premiers cours au conservatoire de Douai et apprend le solfège, puis le piano et la trompette. Après avoir rejoint le conservatoire de Paris à l'adolescence, le jeune homme a une nouvelle révélation après une représentation à l'opéra : il sera chef d'orchestre.

Chef associé de l'Orchestre philharmonique royal de Londres en 1962, il débute alors une carrière internationale qui l'emmène ensuite à l'Opéra de Paris puis à l'Orchestre symphonique de Vienne où il est nommé premier chef invité de 1986 à 1991. Lui qui affirmait souvent "être Viennois", a également dirigé deux fois le prestigieux concert du Nouvel an au pupitre philharmonique de Vienne (2008 et 2010), après avoir été choisi par les musiciens. Une très grande marque de respect dans le monde de la musique classique.

"Gâté" par des collaborations inoubliables

S'il a mené à la baguette les plus grands orchestres du monde, de la Scala de Milan au Metropolitan de New York, Georges Prêtre est également à jamais associé à Maria Callas, dont il a dirigé les derniers concerts à Paris. Le musicien avait d'ailleurs déclaré à l'AFP en 2015 avoir "été gâté" par les nombreuses collaborations qui ont jalonné sa carrière.

C'est le cas notamment du pianiste Francis Poulenc, qui lui vouait une admiration sans failles et avec qui il a créé "La Voix humaine" à l'Opéra-Comique, ou bien encore Giuseppe Sinopoli, avec qui il a mené le premier concert du nouvel Orchestre symphonique national de la RAI en 1994. "Il faut avoir une vision de la partition, en pensant que vous n'êtes qu'un interprète, affirmait-il à propos de son art. Vous devez servir l'oeuvre, pas vous servir."

 
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