Michel Polnareff : "C'est un miracle que je sois aujourd'hui en vie"

Michel Polnareff : "C'est un miracle que je sois aujourd'hui en vie"©Gys Danny/Reporters, Abaca
A lire aussi

Sébastien Jenvrin, publié le 5 janvier

Dans une interview exclusive à Paris Match, le chanteur de 72 ans fait une mise au point après la polémique lancée par son producteur, qui a mis en doute les raisons de son hospitalisation.

L'affaire Polnareff toucherait-elle à sa fin ? En conflit avec son producteur Gilbert Coullier − qui l'accuse de s'être fait porter pâle pour ne pas avoir à assurer les deux derniers concerts de sa tournée −, l'artiste de 72 ans prend la parole pour la première fois depuis son hospitalisation. Dans une interview publiée ce jeudi dans les colonnes de Paris Match, il remet à plat les événements qui l'ont conduit à être pris en charge d'urgence par l'Hôpital Américain de Paris. Désormais tiré d'affaire, le chanteur tente de laver son honneur, écorné par cette polémique qui dure depuis des jours.

Photos à l'appui, Michel Polnareff tente de prouver sa bonne foi dans le dernier numéro de Paris Match. Encapuchonné dans sa doudoune jaune caca d'oie, lunettes de soleil sur le nez, chemise ouverte sur son médaillon, le chanteur tient fébrilement un masque à oxygène. Un autre cliché le montre alité dans sa chambre d'hôpital, tablette à la main, tel un Immortan Joe (personnage du film "Mad Max Fury Road") en robe de chambre.

Pas d'alcool, mais de l'eau Chateldon

Aujourd'hui tiré d'affaire, Michel Polnareff est formel : il a bien failli y passer. Traité pour une sinusite carabinée, le chanteur était sous cortisone et codéine durant les jours qui ont précédé son hospitalisation. "Ça faisait un petit moment que je n'allais pas très bien", confie-t-il au magazine. "J'ai souvent lutté pour monter sur scène, le public s'en est parfois rendu compte." Et puis, le vendredi 2 décembre, son état s'est subitement aggravé. Incapable de tenir debout, le chanteur contacte son directeur de production pour le prévenir qu'il ne pourra pas se produire le soir même à la Salle Pleyel, à Paris. Ce qui ne l'empêche pas de se rendre au bar. Mais Polnareff se défend d'avoir consommé de l'alcool ce soir-là : "J'étais à l'eau, la Chateldon (une marque d'eau minérale de luxe, ndlr) précisément, que je buvais dans un verre opaque (...) On a beaucoup parlé de ma présence au bar, mais en réalité, c'est que je ne suis pas alcoolique."

Une prochaine tournée qui passera par Pleyel

Se sentant un peu mieux au réveil le samedi 3 décembre, Miche Polnareff envisage de prendre l'avion pour Nantes, où il doit clôturer sa tournée au Zénith le soir même. "Deux heures plus tard, les vertiges recommencent, et là (Danyellah, sa compagne, ndlr) me force à consulter un médecin", explique-t-il. C'est ainsi qu'il entre à l'Hôpital Américain. Le scanner révélera une embolie pulmonaire sur les deux poumons, résultat d'une "phlébite mal soignée". "Si je n'avais pas été hospitalisé à temps, j'étais mort", affirme-t-il, expliquant que "c'est un miracle que je sois aujourd'hui en vie" et remerciant encore le docteur Siou de l'avoir sauvé.

Aujourd'hui, Michel Polnareff demande à Gilbert Coullier de faire des excuses publiques à son médecin car "lui en vouloir, cela revient à lui reprocher de m'avoir sauvé et donc à regretter que je ne sois pas mort". L'interprète de Goodbye Marylou préfère regarder l'avenir. Heureux que la grande faucheuse ne l'ait pas eu cette fois-ci, il ambitionne même de "remonter sur scène dès que les médecins m'y autoriseront". Cette prochaine tournée commencera à la Salle Pleyel, assure-t-il. Autre objectif : finir son album. Ce serait pas mal, en effet.

 
6 commentaires - Michel Polnareff : "C'est un miracle que je sois aujourd'hui en vie"
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]