Live report : le concert d'Archive au Zénith de Paris, comme si vous y étiez

Live report : le concert d'Archive au Zénith de Paris, comme si vous y étiez©Getty Images
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Aurélie Tournois, publié le 2 novembre

Actuellement en pleine tournée pour promouvoir l'album Restriction, qui est sorti le 12 janvier 2015, Archive était de passage en France les 30 et 31 octobre dernier, le temps de deux concerts au Zénith de Paris. Nous étions sur place vendredi soir.

En arrivant à la salle à 19h, le public est accueilli par un grand écran, hissé au milieu de la scène, diffusant le film Axiom, du même nom que le précédent opus du groupe, publié en 2014. Écrit par David Gambero et réalisé par le collectif espagnol NYSU, le court métrage en noir et blanc de quarante minutes évoque le destin orwellien d'une ville vivant sous l'oppression, plongeant le public dans une atmosphère des plus sombres. Après une première partie brillamment assurée par les Bruxellois de BRNS, qui ont publié leur premier album Patine il y a tout juste un an, le Zénith se retrouve comme enchanté, dans une ambiance aussi onirique qu'intense.

A 21 heures précises, le collectif Archive débarque sur scène, toujours aussi nombreux, autour du claviériste Darius Keeler et du bassiste Danny Griffiths, membres fondateurs du groupe en 1994. Dave Pen et Pollard Berrier, au chant et à la guitare, ont remplacé l'ex-chanteur Craig Walker à son départ du groupe en 2004. C'est avec Feel It, premier titre de leur dernier disque, que le set débute, avant que ne résonne le refrain de Fuck You, thème de la bande originale de Michel Vaillant publié sur l'album Noise en 2004. Le groupe enchaîne ensuite avec ses compositions atmosphériques et cathartiques à l'instar du magnifique Finding It So Hard. La formation britannique émerveille l'assemblée avec son mélange bien particulier de rock, d'électro et de trip hop à l'atmosphère aussi sombre que planante.

C'est ensuite le moment pour le chanteuse blonde Holly Martin d'entrer en scène sur Violently, en top et jupe à paillettes, telle une diva éclairée au briquet par un public ému. Celle qui est présente depuis l'album With Us Until You're Dead en 2012 ondule sensuellement le long des mélodies captivantes. Elle restera le temps d'interpréter encore Black and Blue, End of Our Days, Kid Corner et You Make Me Feel, avec un chant pop assez contrastant, apportant une touche de féminité à un plateau à majorité masculine. C'est ensuite Distorted Angels puis le fabuleux Numb qui résonnent dans la salle. Après seize titres enchaînés en une heure et demie de show, le groupe quitte la scène avant de revenir pour un ultime rappel avec le magnifique Lights, qu'il fera durer pendant une quinzaine de minutes. Les Anglais auront ensuite droit à une ovation des spectateurs encore fébriles.

Cette fois encore, le groupe n'a pas failli à sa réputation avec une performance scénique impeccable et des jeux de lumières grandioses. On regrette toutefois de ne pas avoir pu entendre le célèbre Again qui a permis au groupe de se faire connaître auprès du public français en 2002 et le déchirant Goodbye, chantés précédemment par Craig Walker.

 
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