Les algues sont-elles l'avenir du vinyle ?

Les algues sont-elles l'avenir du vinyle ?©PeopleImages.com, Getty Images
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Roxane Mansano, publié le 13 octobre

L'innovation n'a pas fini de surprendre ! L'usine artisanale de vinyles M Com'Musique a trouvé une alternative à l'utilisation des matières plastiques : les algues.

Le vinyle revient en force depuis quelques temps. Il est chouchouté, collectionné et devient un vrai objet en vogue. Mais depuis peu, un prototype de vinyle vient d'être fabriqué à base d'algues. Une démarche écologique rendue possible après des années de recherches par M Com'Musique, une entreprise bretonne établie à Orgères, dans la région de Rennes.

L'algue, une alternative au pétrole ?

Ce projet s'est réalisé grâce à une collaboration avec l'entreprise Algopak. Cette dernière est spécialisée dans la fabrication de plastique d'origine naturelle comme des déchets et des fibres naturelles, dont les algues. M Com'Musique a donc utilisé des algues mélangées à un peu de matière plastique, mais à un faible pourcentage. "Pour le "vinylgue", nous avons dû malheureusement utiliser 20% de pétrole ainsi que de l'étain et du démoulant. Mais c'est un progrès considérable, lorsqu'on sait que tous les disques 33 tours sont aujourd'hui exclusivement fabriqués à partir de pétrole, donc éminemment polluants", explique Mikaël Collet, l'un des deux patrons de la société.

Le son est-il le même ?

La première question qui vient à l'esprit en apprenant cette nouvelle, c'est de savoir si le son des vinyles reste inchangé. Si au début le son n'était pas parfait, il semblerait que la qualité sonore de leur dernier prototype se soit améliorée. Cependant, un problème persiste, c'est sa durée de vie car il se dégrade beaucoup trop vite. "Nous sommes très satisfaits du rendu et de la qualité sonore de notre dernier prototype. Malheureusement, après quinze jours d'écoute, il devient quasi inaudible", reconnaît Mikaël Collet.

Souhaitant obtenir le meilleur produit possible, M Com'Musique n'abandonne par leurs travaux. "Les recherches ne sont pas finies. Il faut qu'on trouve des fonds et qu'on établisse un process pour produire en série", précise Antoine Ollivier, l'un des cofondateurs. Une production qui devrait, normalement, prendre forme en 2018. Le "vinylgue" sera donc commercialisé à ce moment-là. En attendant, l'idée peut être saluée !

 
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