Lana Del Rey : trois bonnes raisons d'écouter "Honeymoon"

Lana Del Rey : trois bonnes raisons d'écouter "Honeymoon"©Abaca
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Sébastien Jenvrin, publié le 18 septembre

Après des mois de teasing, le troisième album de l'Américaine voit enfin le jour et s'avère à la hauteur des promesses. Un disque mélancolique et vaporeux, qui confirme le statut d'icône de la chanteuse.

1. Pour son romantisme sombre

Si Lana Del Rey était un film, elle serait à coup sûr Blue Velvet de David Lynch, et plus particulièrement la première scène, voguant des roses rouges d'un jardin propret à une oreille rongée par des fourmis dans un terrain vague. Derrière le titre Honeymoon ("Lune de miel"), qui représente l'apogée d'une histoire d'amour, se cache insidieusement quelques malheurs en perspective. "We both know the history of violence that surrounds you / But I'm not scared, there's nothing to lose now that I've found you", murmure la chanteuse, comme un orage qui gronde au loin et s'approche inéluctablement. Il suffit d'attendre Terrence Loves You et son "But I lost myself when I lost you" pour comprendre que l'idylle n'aura pas duré. Décidément, chez l'Américaine, le romantisme est d'autant plus fort qu'il est esquinté.

2. Pour son charme rétro

"And I still got jazz when I've got those blues", fredonne-t-elle sur la sublime ballade Terrence Loves You, tandis que retentissent quelques notes de saxophone. Avec Honeymoon, Lana Del Rey souhaitait rendre hommage aux disques de jazz qui ont bercé ses moments de spleen. C'est finalement du côté d'une pop vaporeuse, mélancolique et teintée de hip-hop (High By The Beach) qu'elle s'est tournée, renouant ainsi avec le charme intemporel qui avait fait mouche sur Born To Die (2011), son premier essai sous le pseudonyme Lana Del Rey. Du début à la fin, le disque est truffé de références au passé, au détour d'une torch-song italienne (Salvatore) ou d'un classique de Nina Simone revisité (le dispensable Don't Let Me Be Misunderstood).

3. Pour son univers cinématographique

Qui d'autre que le producteur Rick Nowels (2Pac, Madonna, John Legend), un Californien pur jus, pouvait mettre en son Honeymoon ? Car cet album est une ode à Los Angeles, ses boulevards sans fin, ses néons papillotants et ses stars de cinéma. Ce disque aux allures de bande-son reflète la vie irréelle de Lana Del Rey, icône glamour insaisissable. Avec Honeymoon, la chanteuse poursuit le travail entamé sur son premier tube Video Games, qui posait les bases d'un univers virtuel. Qu'on l'aime ou qu'on la déteste, Lana Del Rey n'existe pas, elle est un fantôme aux charmes capiteux.

 
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