Jacco Gardner : trois bonnes raisons d'écouter "Hypnophobia"

Jacco Gardner : trois bonnes raisons d'écouter "Hypnophobia"©Pias, DR
A lire aussi

Sébastien Jenvrin, publié le 7 mai

Deux ans après l'excellent premier essai Cabinet of Curiosities (2013), le Néerlandais revient avec un album aussi beau qu'envoûtant.

1. Pour les influences pleinement assimilées

Cheveux longs et visage poupin, Jacco Gardner a débarqué un jour de 2013 en réactivant ce rêve parti en fumée depuis la fin des années 60 : celui d'une pop psychédélique élégante et baroque. À la sortie de Cabinet of Curiosities, les noms s'étaient bousculés au portillon pour évoquer un héritage musical aussi précieux que Syd Barrett, le leader lunaire des premiers Pink Floyd, le groupe de sunshine pop Sagittarius ou encore les orfèvres de la mélodie The Zombies. S'il n'a pas totalement évincé ses glorieux aînés sur Hypnophobia, le Néerlandais a toutefois su diluer ses influences dans des morceaux moins directs et plus personnels.

2. Pour les ambiances cinématographiques

La pop baroque de Cabinet of Curiosities s'est donc complexifiée pour offrir un voyage sensoriel et féérique. Même si le disque regorge de quelques pépites pop - Find Yourself, Another You ou Brightly -, l'ambiance générale est plutôt à l'évasion cinématographique. On pense notamment à la chanson-titre, qui évoque aussi bien Broadcast qu'une bande-originale du groupe rock progressif transalpin Goblin. L'hypnose est pour le cas quasiment atteinte sur le morceau Before the Dawn, mené par un rythme kraut-rock qui s'étire sur huit minutes.

3. Pour les instruments antiques

Pour créer cette ambiance rêveuse et cotonneuse, Jacco Gardner a dégoté au cours de nombreux voyages une myriade d'instruments originaux qui ont servi à l'enregistrement d'Hypnophobia. On peut ainsi entendre toutes sortes de claviers antiques : un piano électrique Wurlitzer, un mellotron, un clavecin, un orgue Optigan ou encore un piano droit Steinway acheté dans une église. Un ensemble de sonorités majoritairement acoustiques sont ainsi créées et donnent à ce deuxième effort une patine vintage, mais jamais surannée.

 
0 commentaire - Jacco Gardner : trois bonnes raisons d'écouter "Hypnophobia"
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]