Green Day, Sum 41, NOFX : Pourquoi le skate punk n'est pas encore mort

Green Day, Sum 41, NOFX : Pourquoi le skate punk n'est pas encore mort©frank-maddocks, DR
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Clara Lemaire, publié le 7 octobre

Alors qu'on les pensait has been et bons pour la retraite, Green Day, Sum 41 et NOFX sont tous les trois de retour ce vendredi 7 octobre avec un nouvel album. De quoi laisser penser que le skate punk californien qui a fait les beaux jours des années 1990 n'est pas encore tout à fait mort.

Ils ont explosé dans les années 1990 ou au début 2000, avec des tubes qui restent encore dans la tête : Good Riddance (Time of your Life) ou bien Basket Case pour Green Day, In too Deep et l'incontournable Fat Lip pour Sum 41. NOFX, formé en 1983, avait quant à lui séduit son public grâce à l'album "Punk in Drublic" (1994) avec sa musique rapide et agressive sur fond d'humour gras. Plus de vingt ans plus tard, tous ces groupes sont encore là, frais et pimpants, à faire exactement le même style de musique qui les avait lancés à leurs débuts. Et bizarrement, ils sont toujours aussi bankables auprès des jeunes. Pourquoi leurs albums sont-ils aussi attendus ?

Retrouver la nostalgie de l'adolescence

Il faut l'admettre, le retour de ces groupes fait toujours autant plaisir, même si c'est un plaisir parfois coupable. La raison est simple : ils nous ramènent inlassablement à la période dorée d'une adolescence parfois évaporée un peu trop vite. Avec ses mélodies simples et pourtant entêtantes, le skate punk n'appelle qu'à une seule chose : faire la fête avec insouciance sous le soleil brûlant de Californie. Pas étonnant donc de revoir débouler tous les trois ou quatre ans des groupes comme Green Day, The Offspring ou bien encore Blink 182 pour réinsuffler l'esprit qui avait animé les années 1990. Blink a d'ailleurs ressorti avant l'été un nouvel album intitulé - on vous le donne en mille - "California". Le mot magique pour tous les fans de "punk à roulettes", qui leur a sans doute permis de récupérer les nostalgiques coincés à All The Small Things et son clip tourné complètement nu sur une plage paradisiaque de la côte ouest des Etats-Unis.

Des groupes devenus cultes

N'en déplaise à certains, ces groupes sont aujourd'hui rentrés dans la légende. D'abord grâce à des ventes astronomiques d'albums devenus cultes (citons par exemple "Dookie" de Green Day, vendu à 20 millions d'exemplaires ou encore "All Killer, No Filler" de Sum 41 écoulé à 15 millions), ou bien grâce à une réputation scénique remarquée comme c'est le cas de NOFX, resté indépendant toute sa carrière. Mais les skate punkers n'en restent pas moins des rockeurs qui usent et abusent bien souvent des atouts de la célébrité. Si l'association sexe, drogue et rock'n'roll sonne plutôt bien sur le papier, elle ne fait en réalité pas bon ménage. Mais elle a un but précis : sacraliser le rockeur. On se souvient entre autres du pétage de plomb mémorable de Billie Joe Armstrong au iHeart Radio Festival en 2012 qui l'avait envoyé direct en cure de désintoxication, ou bien encore de l'hospitalisation en urgence de Deryck Whibley en 2014, qui avait failli mourir à cause sa consommation excessive de drogues et d'alcool. Alors, oui, le skate punk c'est un peu passé, mais le goût pour la provocation et pour la franche rigolade est resté, malgré les années. Et c'est bien tout ce qu'on lui demande.

 
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