EXCLU - Puggy : "On a essayé de faire la meilleure musique possible"

EXCLU - Puggy : "On a essayé de faire la meilleure musique possible"©Boldatwork, DR
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Clara Lemaire, publié le 6 avril

De retour dans les bacs le 22 avril avec Colours, leur quatrième album studio, Puggy nous a livré quelques confidences à quelques jours de la sortie de ce nouvel LP. Un disque qui marque une belle évolution du groupe, avec des productions plus aérées entre pop anglaise et électro moderne. Rencontre avec Matthew (chant, guitare), Romain (basse) et Ziggy (batterie).

Vous êtes souvent partagés entre la France et la Belgique, où avez-vous travaillé pour ce nouvel album ?

Matthew Irons : On s'est enfermés pendant un an dans des studios à Bruxelles dans un vieux théâtre qui s'appelle le Théâtre Américain, construit pour l'exposition de 1958. Pendant cette période, on a écrit et produit le plus possible, et on s'est retrouvés avec beaucoup de morceaux à la fin.

Comment avez-vous réussi à déblayer toutes ces chansons ?

MI : Il a fallu prendre la décision de choisir quelqu'un avec qui travailler. On allait vers un album beaucoup plus aéré, on avait besoin d'espace, parce qu'on a tendance à bosser enfermés à trois, on est vraiment un power trio. On voulait chercher des palettes de son vers lesquelles on allait naturellement, mais qui n'étaient pas non plus nos terrains de jeux habituels. On avait besoin de travailler avec quelqu'un qui savait réellement comment créer les sons qu'on voulait pour pouvoir enfin faire la lumière sur l'album.

Vous travaillez avec un producteur différent à chaque album, qui avez-vous choisi pour celui-ci ?

MI : On a bossé avec un Anglais qui s'appelle David Kosten aka Faultline. Il fait de l'ambient, du soundscape, et il a produit beaucoup de disques. Pour nous c'était plus une collaboration car il vient d'un univers tellement différent du nôtre. On aime travailler avec des gens qui nous mettent nous en danger et qui font autre chose, c'est une partie très importante dans notre travail.

Ça n'a pas été trop compliqué de travailler avec quelqu'un de l'autre côté de la Manche ?

Romain Descampe : C'était assez drôle comme façon de travailler, comparé à Elliot (James, le producteur de To Win The World, ndlr.) où on a passé un mois non-stop en studio avec lui. Là on allait à Londres pendant quelques jours, on travaillait sur des morceaux jusque très tard dans la nuit, et ensuite on faisait les choses chez nous à Bruxelles et on lui renvoyait par email.

De quoi vous êtes-vous inspirés pour écrire ce nouvel album ?

RD : Notre but était vraiment d'amener un nouveau son, une fraîcheur et de se renouveler un peu. Mais à part ça, c'est vraiment trois mecs en studio qui s'amusent avec leurs guitares ! En fait, les chansons ont évolué sur presque deux ans donc à la fin notre album est un melting pot de plein de choses. Il y a pas mal d'expérimentations, ce n'est pas un disque qui reste le même du début à la fin. On l'a résumé à onze morceaux et c'était ultra dur, mais pour nous c'était comme une espèce de puzzle. On a insisté sur la particularité de chaque morceau pour que pratiquement aucune chanson ne se ressemble.

MI : S'il y a une chose qu'on a voulu dire avec ce disque, c'est qu'on a essayé de faire la meilleure musique possible. Dans tous nos albums, on essaye de faire des représentations d'émotions : c'est du vécu, de l'émotif, du narratif et tout est métaphore. Mais c'est également aux gens de vivre le disque à leur manière.

Vous existez depuis plus de dix ans, ça ne vous manque pas d'avoir une certaine reconnaissance du milieu, et d'être récompensé ?

RD : Pour nous on a l'impression que ça porte malheur. En Belgique on n'a jamais rien eu non plus, mais on ne fait pas du tout ce métier pour ça. Après on se rend compte que c'est une énorme qualité pour se faire découvrir du grand public parce que la télé devient inaccessible pour les artistes. Mais tant qu'on aime ce qu'on fait, on le fait à fond. C'est un univers où il y a une compétition de malade mental, où tout le monde veut faire ça. On est arrivés à un stade où on peut en vivre, donc pour l'instant, on se sent juste responsable de bien faire notre métier.

 
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