EXCLU - Marlon Williams : "la pureté de la voix est ce qui compte le plus"

EXCLU - Marlon Williams : "la pureté de la voix est ce qui compte le plus"©Justyn Strother, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 19 février

Fils d'un musicien punk et ancien choriste, Marlon Williams n'était pas vraiment prédestiné à devenir une nouvelle icône du country-folk. C'est pourtant la voie (voix ?) que le Néo-Zélandais de 25 ans a choisie avec son premier album éponyme, qui sort aujourd'hui chez Dead Oceans/PIAS. Rencontre en cinq mots-clés avec l'Elvis maori.

"Christchurch"

Marlon Williams : J'ai grandi à Lyttelton, une ville portuaire située près de Christchurch qui est la troisième plus grande ville de Nouvelle-Zélande. Ma famille y vit toujours et j'enregistre ma musique là-bas également. Bref, c'est toute ma vie. J'ai commencé à l'âge de 21 ans (j'en ai 25 aujourd'hui) en jouant au sein du groupe The Unfaithful Ways, avant de me décider à tenter ma chance en solo. Ces quinze dernières années, la scène musicale de la région a connu une explosion d'artistes folk venus de nulle part.

"Dark Child"

MW : Cette chanson est le single principal de mon album, elle est signée par mon ami de longue date Tim Moore, qui l'a écrit il y a quelques années. Aujourd'hui, il a arrêté la musique pour devenir infirmier. Je souhaitais que les gens entendent au moins une de ses chansons, donc j'ai choisi de reprendre celle-ci, mais dans une version assez différente de l'originale. On peut entendre sa version sur une vidéo YouTube, et je préfère de loin la sienne. C'est vraiment une bonne chanson.

"Nina Simone"

MW : Nina Simone a chanté la chanson When I Was A Young Girl, que j'ai également repris sur l'album. Ça a été un vrai challenge pour moi d'incarner un personnage féminin, et d'essayer d'exprimer la même charge émotionnelle. Mais je ne connaissais pas la version de Nina Simone avant de l'avoir enregistré. J'ai découvert cette chanson avec la reprise de Barbara Dane, une folkeuse blanche de la scène Greenwich Village dans les années 1960. Elle a notamment chanté avec Dylan et quelques figures du blues comme Lightnin' Hopkins. Elle a le même octave que moi et une voix plutôt masculine, ce qui m'a donné l'idée de reprendre cette chanson. Je préfère la version de Barbara Dane à celle de Nina Simone.

"Chorale"

MW : J'ai commencé le chant en m'exerçant très tôt dans une chorale d'école, où je chantais des ritournelles pour enfants. Puis j'ai rejoint la chorale catholique de Christchurch, où j'ai eu l'occasion d'interpréter de magnifiques chants religieux. J'ai vraiment appris beaucoup de chose là-bas, ça a énormément influencé ma musique et ça continue de le faire. D'ailleurs, j'aimerais pouvoir composer pour des choeurs. En attendant, j'ai contacté quelques chanteurs pour faire un album de reprises de chants maoris. De manière générale, la pureté de la voix est ce qui compte par-dessus tout pour moi. Mes chanteurs préférés de tous les temps ? Ce sont Jackie Wilson et le chanteur country Keith Whitley.

"Bluegrass"

MW : Le Bluegrass est sans aucun doute le genre de musique que j'écoute le plus, notamment des artistes comme les Stanley Brothers. J'ai découvert tous ces artistes progressivement depuis l'adolescence. Mon père jouait dans un groupe punk quand il était jeune, donc on n'avait pas beaucoup d'albums de country à la maison. Je m'y suis intéressé un peu par opposition à lui. Le coup de foudre est arrivé en découvrant Gram Parsons, puis j'ai lentement remonté les années pour arriver aux sources du bluegrass. Je suis un vrai puriste dans le genre. Pour moi, s'il y a une batterie, ce n'est plus du bluegrass. Guitare, basse, violon et mandoline sont les seuls instruments valables, et rien d'autre.

 
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