EXCLU - Haelos : "On ne cherche pas à pasticher la vague trip hop"

EXCLU - Haelos : "On ne cherche pas à pasticher la vague trip hop"©Jesse Jenkins, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 18 mars

Composé d'Arthur Delaney (chant), Dom Goldsmith (chant, clavier) et Lotti Bernardout (chant), le trio londonien Haelos publie aujourd'hui Full Circle, un premier album qui revisite les grandes heures du trip hop des années 1990 à la lumière de la pop contemporaine. Rencontre.

Que faisiez-vous avant Haelos et comment vous êtes-vous rencontrés ?

Dom Goldsmith : On était chacun dans nos projets différents, à expérimenter et peaufiner ce à quoi nous étions doués.

Arthur Delaney : Dom et moi avions fait quelques concerts ensemble dans nos formations respectives, puis on a fini par collaborer ensemble sur un même projet. Il connaissait déjà Lotti car ils avaient des amis communs et jouait également ensemble sur un autre projet.

Lotti Bernardout : Quand on s'est tous les trois rencontrés, les deux projets parallèles ont naturellement fusionné. La première chanson qu'on a faite était Dust. Ainsi est né Haelos.

Pourquoi avoir choisi le nom Haelos ?

DG : On n'avait pas forcément pensé au côté religieux que ce titre pouvait avoir. Nous souhaitions un nom court, rapide à prononcer. Puis, l'idée du cercle nous est venu car on voulait retranscrire les hauts et les bas de la vie, ce sentiment que celle-ci nous ballade de gauche à droite et de bas en haut. "Haelos" est un mot qui symbolise tout cela à la fois. Ce n'est lié à aucune religion, mais plutôt à une idée plus large et englobante de la spiritualité. Quelque chose qui nous dépasse, nous transcende et nous réunit en même temps.

Quand le premier single, "Dust", a été dévoilé sur la Toile, il n'y avait aucune info sur le groupe, pas même une photo de presse. Pourquoi ce mystère ?

LB : Ce n'était pas du tout intentionnel. Nous n'étions juste pas organisés. Le jour où on a décidé de publier notre premier morceau en tant que Haelos, on s'est rendu compte qu'on n'avait aucune photo de nous trois ensemble. On a alors eu l'idée de coller nos visages sur la photocopieuse et de poster la copie en guise de pochette.

DG : C'est marrant de voir comment les journalistes transforment toujours le manque d'informations qu'ils ont sur un groupe en une volonté de la part de ce dernier de jouer les "mystérieux".

Comment est née l'idée de reprendre "The Sun Rising" du groupe The Beloved ?

AD : Cette chanson est la bande-son idéale d'une grosse fête qui se serait éternisée jusqu'au petit matin, quand tout le monde est sur le point de partir. Elle symbolise vraiment l'optimisme de l'époque du tout début des années 1990. Notre version est beaucoup plus sombre et plus en accord avec les temps incertains que nous vivons actuellement.

Pourquoi revisiter le trip hop, un genre populaire dans les années 1990 ?

DG : On partage une passion commune pour ce label britannique culte baptisé Mo' Wax, qui a surtout brillé au cours des années 1990. Automatiquement, notre palette sonore a été marquée par tous ces vinyles qu'on a collectionnés d'artistes comme DJ Shadow ou DJ Krush. Après, on ne cherche absolument pas à pasticher le trip hop de cette grande époque. Et notre son s'est construit aussi en écoutant du hip-hop alternatif et d'autres courants plus récents. En fait, tant mieux si notre musique peut connecter plusieurs générations entre elles.

Comment décririez-vous votre son ?

DG et LB (à l'unisson) : Une sorte d'euphorie sombre.

L'album Full Circle, de Haelos, sort ce vendredi 18 mars chez Beggars.

 
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