EXCLU - Grand Blanc : "On met en scène la légère angoisse qu'on peut ressentir"

EXCLU - Grand Blanc : "On met en scène la légère angoisse qu'on peut ressentir"©Philippe Mazzoni, DR
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Aurélie Tournois, publié le 29 juin

Alors qu'ils viennent de publier un second EP intitulé Montparnasse, les quatre Messins de Grand Blanc ont répondu à nos questions samedi 26 juin après-midi, quelques heures avant monter sur la scène de Solidays.

Vous avez grandi à Metz. Votre jeunesse en Lorraine est-elle une source d'inspiration ?

Benoît (chant et guitare) : Oui, on a fait un premier disque un peu adolescent car on avait des choses à régler avec Metz, qu'on venait de quitter. Il y avait un jeu d'amour-haine, on s'y ennuie un peu parfois. Comme on n'aimait pas aller en boîte, on descendait boire des bières dans la rue et faire les sales gosses alors qu'on n'en était pas vraiment. Honnêtement, on avait des conversations largement plus intéressantes avec des gens trouvés dans la rue que dans un club en buvant de la vodka. C'était un beau terrain de jeu.Camille (chant et clavier) : C'est une ambiance de lose. Mais de belle lose.

Vous décrivez souvent votre musique comme de la pop sombre. D'où vient ce côté noir ?

Luc (batterie, clavier) : Dans nos influences communes il y a beaucoup de punk, de garage, de techno et de coldwave, qui sont des musiques assez froides à la base. On aime bien que notre musique sonne très industriel dans les rythmiques. Cela se traduit par un côté froid.Benoît : Il n'y a aucun plaidoyer pour la déprime. On met en scène la légère angoisse qu'on peut ressentir. On donne énormément d'énergie, et celle-ci répond à la tristesse de notre musique et la contredit tout le temps.

Benoît, comment ton parcours littéraire influe-t-il sur votre maniement de la langue française?

Benoît : C'est à la fois une quête personnelle et collective. On essaie de trouver un terrain commun, quelque chose de poétique et de partageable. Ce sont des heurts de mots et de sons, c'est assez primaire. Si c'est littéraire, c'est le plus naturellement possible et le plus proche du quotidien.

Êtes-vous actuellement en préparation de votre premier album ?

Benoît : Oui, on aimerait le sortir en 2016.Vincent (basse): On va y travailler cet été, on s'est remis à composer de nouvelles choses. Il y aura plus de second degré, il sera plus grinçant.Luc : Plus sautillant, disco dark !

 
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