Daniel Balavoine "n'aimait pas le star-système"

Daniel Balavoine "n'aimait pas le star-système"©Getty Images
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Clara Lemaire, publié le 31 décembre

Mercredi 30 décembre, France 3 a rendu hommage àDaniel Balavoine dans un documentaire exceptionnel disponible en replay. Plusieurs personnes de son entourage, dont sa soeur Claire, ont accepté de témoigner face caméra.

Diffusé à l'occasion du 30e anniversaire de la mort de Daniel Balavoine survenue le 14 janvier 1986 dans un accident d'hélicoptère, J'me présente, je m'appelle Daniel réalisé par Didier Varrod et Nicolas Maupied, présente la vie et l'oeuvre d'un chanteur aujourd'hui resté dans la culture populaire française. Un documentaire poignant, qui a permis de mettre en lumière les proches de Balavoine, jusqu'alors très peu entendus. Alternant images d'archives et témoignages d'artistes influencés par son travail comme Soprano, Christine and the Queens ou bien La Grande Sophie, on retrouve également sa fille Joana et sa soeur Claire, qui se confient longuement sur la personnalité de l'artiste.

"Daniel a longtemps cru qu'il n'avait pas été désiré pour lui-même mais pour remplacer un frère disparu. Quand on ne trouve pas sa place dans sa famille, il est difficile de trouver sa place ailleurs. Soit on meurt, soit on est solide", explique Claire au journal Le Parisien qui l'avait rencontré avant la diffusion du film. Plein de doutes, Balavoine se réfugiait alors dans la musique, un moyen pour lui de s'échapper de la réalité et de se construire son propre univers : "Il s'enfermait dans les toilettes avec des bottins et se mettait à chanter à tue-tête et à faire de la batterie. Il avait cinq-six ans mais déjà du coffre", raconte-t-elle.

Une carrière toute trouvée pour celui qui se destinait à la base à rentrer à Sciences Po, "Mais il était trop lucide pour se présenter en politique", admet sa soeur. "Il le dit dans La vie ne m'apprend rien. Sa manière de faire de la politique, c'était de soutenir SOS Racisme, de verser une partie des recettes de ses concerts à l'Unicef, de chanter dans les prisons sans alerter les médias. Il n'aimait pas dénoncer, il préférait agir" ajoute celle qui continue d'ailleurs le travail de son frère à travers l'Association Daniel Balavoine, qui aide au développement agricole et scolaire au Mali.

Très présent dans les médias avec ses chansons à succès comme l'Aziza, Mon fils ma bataille, Sauver l'amour, Vivre ou survivre ou bien encore Tous les cris les S.O.S, Daniel Balavoine n'était pourtant pas très à l'aise avec le "star-système" : "Il voulait avoir la paix, prendre ses distances avec un star-system qu'il n'aimait pas. Il avait prévu de se fondre dans un groupe et avait prévu de partir travailler en Angleterre", révèle Claire, décrivant également un homme qui ne s'est "jamais pris au sérieux" et qui "était très gêné qu'on lui ouvre les portes. Ça lui faisait peur".

Pour continuer de célébrer la mémoire de Daniel Balavoine, TF1 diffusera en direct le 9 janvier prochain un concert hommage au chanteur, Vivre ou survivre, où plusieurs artistes se réuniront pour interpréter son répertoire. L'album Balavoine(s) avec les reprises de Florent Pagny, Nolwenn Leroy, Zaz ou encore Jenifer, arrivera lui dans les bacs le 8 janvier.

 
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