Christophe : "Ce nouveau disque est le seul pour lequel j'ai vraiment souffert"

Christophe : "Ce nouveau disque est le seul pour lequel j'ai vraiment souffert"©David Wolff, Getty Images
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Sébastien Jenvrin, publié le 30 mars

Le 8 avril, l'interprète du mythique Les Paradis perdus est de retour avec un treizième album intitulé Les Vestiges du chaos, dont il revient sur le processus de création dans Télérama.

Soutenu par l'envoûtant single Dangereuse, dont le clip dévoilé il y a quinze jours met en scène l'actrice Sara Forestier, le retour de Christophe est imminent. Pour son treizième album studio en 50 ans de carrière, l'artiste de 70 ans devrait encore en surprendre plus d'un, avec un nouvel album particulièrement inspiré, situé quelque part entre "les élans romantiques des Paradis perdus (1973) et les passions électro d'aujourd'hui", annonce Télérama. Cette semaine, l'hebdomadaire met le chanteur à l'honneur avec une interview de Une dans lequel il évoque son enfance, le succès des années yéyés et sa tendance à prendre la fuite. Comme ce jour où il a disparu d'un Olympia pour rouler dans un de ses bolides vers Deauville, parce qu'on avait organisé ce concert "sans (lui) demander (son) avis" : "Artistiquement, je n'avais d'affinités avec personne. Je me sentais proche de ce qui était inconnu, de ce qui restait à découvrir. Comme aujourd'hui. Dans la variété de l'époque, tout était formaté."

En 2016, Christophe n'a pas vraiment changé. L'homme continue d'explorer l'univers des possibles, à commencer par celui des sons, qu'il travaille comme un peintre travaille la couleur. "Je compose avec des synthétiseurs d'époque, des instruments analogiques que je mélange aux nouvelles technologies, explique-t-il à Télérama. Depuis mes débuts, je dis que je ne suis pas chanteur (...) ce qui m'intéresse, c'est moins la chanson que la matière, la texture, les nuances." Parfois, le processus peut être laborieux, comme avec Les Vestiges du chaos. "Ce nouveau disque est le seul pour lequel j'ai vraiment souffert. Je me suis perdu. J'ai touché le fond, confie Christophe. J'ai parfois eu du mal à me faire comprendre de ceux avec qui je travaillais. Sans doute parce que ma démarche est solitaire."

Pour Les Vestiges du chaos, Christophe a récupéré des fragments de chansons, "des poussières de son qui remonte aux Paradis perdus", qu'il a mêlé aux captations de sa voix effectuées sur son téléphone. "Depuis que j'habite cet appartement, j'ai enregistré ma voix partout, jusque sous le lavabo de ma salle de bains", confie-t-il. Une obsession qui le suit depuis les années 1950, lorsqu'il s'enregistrait en train de chanter Elvis, Eddie Cochran ou Little Richards "dans la lessiveuse de sa grand-mère".

 
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