Christophe dans ONPC : "Je ne me prends pas pour un chanteur"

Christophe dans ONPC : "Je ne me prends pas pour un chanteur"©Lucie Bevilacqua, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 13 février

Samedi 11 février, le chanteur était l'invité de l'émission de Laurent Ruquier sur France 2. L'occasion de se livrer sur les femmes, l'adolescence et Michel Polnareff.

Dix mois après la sortie des "Vestiges du chaos", Christophe repart sur les routes de France pour présenter les chansons qui composent ce disque envoûtant. Après quatre dates à la Salle Pleyel à Paris, l'artiste de 71 ans se produit en ce moment aux quatre coins de l'Hexagone jusqu'à juillet 2017, avant de revenir à Pleyel en novembre prochain. Il était l'invité, ce samedi 11 février, de l'émission On n'est pas couché sur France 2, et s'est livré non sans humour sur son rapport à la création et ses inspirations. Un passage télévisé d'autant plus appréciable que le chanteur est plutôt discret dans les médias.

La quête de sons avant tout

Christophe n'a jamais caché l'importance de la recherche de sons dans son travail de composition. Et "Les Vestiges du chaos" en est une nouvelle preuve. Interrogé sur le titre de l'album, il a révélé comment ce dernier est né. "À chaque fois que je suis en création, il y a des choses qui ne restent pas sur l'album et que je garde ou que je jette. Quand je fais un nouvel album, j'ouvre des tiroirs et je retrouve des trucs. D'où le côté 'vestiges'. C'est Jean-Michel Jarre (le parolier de la chanson-titre, ndlr) qui a trouvé le 'chaos', chez moi. Voici comment est né l'expression", explique Christophe. S'il a beau piocher dans ses archives pour inventer des choses nouvelles, l'artiste n'est jamais dans la nostalgie : "Moi j'aime l'imaginaire, l'inconnu. (...) Je suis plus dans l'instantané, j'attends quelque chose de nouveau qui vienne à moi et déclenche quelque chose dans ma tête."

Cet état d'esprit de constante création ne l'empêche pas de revenir sur ses anciennes chansons, qu'il aime remodeler sur scène, à l'image d'Aline, qui ne ressemble plus trop au tube yéyé de 1965. "Je ne me prends pas pour un chanteur, mais plus pour quelqu'un qui crée quelque chose de sonore. (...) J'aime chanter Aline et Les Marionnettes, parce que chaque moment, chaque chanson qui a été créée est un moment dimensionnel pour moi. C'est à la fois une rencontre avec moi-même, car je me suis surpris sur certains plans, et aussi une rencontre avec des musiciens."

Les femmes, l'alcool et Polnareff

Sur le plateau de France 2, les chroniqueurs ont adoré le dernier album de Christophe. Vanessa Burggraf a souligné l'importance des femmes dans les textes de ces nouvelles chansons. "Des femmes dangereuses, sources de passions brûlantes, qui s'enfuient avec les promesses", décrit la chroniqueuse. "Tout ce que je crée depuis que j'ai 15 ans, ce sont les femmes qui me l'ont inspiré", confie Christophe. Quant aux rumeurs de sa consommation d'alcool, le chanteur raconte pourquoi il a toujours préféré entretenir le flou. "Il y a toujours eu des choses qui ont existé autour de moi, je les ai laissées courir parce que j'aime bien le mensonge", confie-t-il, même s'il reconnaît avoir un penchant pour les cocktails.

Comparé à Michel Polnareff par Yann Moix, Christophe raconte lui avoir vendu une Porsche en 1968. "C'est vrai qu'on a passé de bons moments ensemble à parler de musique. C'est un vrai instrumentiste, contrairement à moi. Cette différence, je l'aime bien. Mais, un jour je lui ai prêté un Yamaha très très rare pour qu'il fasse la musique d'un film de Gérard Oury. Je m'étais énervé parce qu'il a mis un an à me le rendre", raconte-t-il.

 
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