Cage The Elephant au Trabendo : on y était

Cage The Elephant au Trabendo : on y était©RCA-Sony, DR
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Clara Lemaire, publié le 23 février

Le groupe américain était de passage hier soir au Trabendo à Paris pour défendre son dernier (très bon) album, Tell Me I'm Pretty. Retour sur un live électrisant.

Ceux qui ont déjà vu Cage The Elephant en live savent qu'il faut être dans la fosse pour vivre l'expérience pleinement. Dans la salle, les larges marches à l'arrière sont quasi-vides, toute la foule est concentrée à un seul endroit : devant la scène. Depuis la sortie de leur premier album éponyme en 2008, le groupe s'est forgé une solide réputation live entre folie hystérique et bordel maîtrisé, qui n'a une fois de plus pas failli hier soir au Trabendo.

Il est un peu plus de 21h lorsque le groupe entre en scène. Remonté à bloc, Matt Schultz arrive en ondulant de tout son long sur le riff ultra seventies de Cry Baby, extrait du nouvel album. Il n'aura fallu que quelques secondes pour allumer la mèche : extatique, le public suit frénétiquement les déhanchés de Schultz qui ne laisse visiblement personne indifférent. Avec ses quelques mots de français, il lance un "Bonjour Paris" à une foule déjà sans-dessus-dessous. On a rarement vu plus efficace. Et le meilleur dans tout ça, c'est que Cage The Elephant n'est seulement qu'à 1% de ses capacités.

Véritable pile électrique, Matt Schultz fait le show. Agrippé à son micro des deux mains, il fait des bonds de deux mètres, secoue furieusement la tête au rythme des mélodies rageuses qui ont fait le succès de Cage The Elephant : In one Ear, Aberdeen, Back Against The Wall ou bien encore Ain't No Rest For The Wicked résonnent dans un bruit de fureur qui transcende le public. Le groupe n'en oublie pas pour autant les nouveaux titres extraits de Tell Me I'm Pretty qui, comme on l'avait prédit, prennent une ampleur folle en concert. I'm Not You're PunchingBag, Cold Cold Cold sans parler du single Mess Around retournent la fosse en un clin d'oeil.

"This song is about love" ("Cette chanson parle d'amour" en français) répète sans cesse Matt Schultz au début des morceaux. Et il est bien là le secret de Cage The Elephant : une musique savamment dosée en fureur et en émotion, qui touche en plein coeur, à l'instar de Trouble où le public ne peut s'empêcher de chanter le refrain à tue-tête. Après presque 1h30 de show, il est déjà temps pour le groupe de quitter son terrain de jeu favori. Les riffs féroces de Sabertooth Tiger s'abattent sur la fosse, Matt Schultz quitte la chemise et se jette à corps perdu (pour la troisième fois) dans les bras des spectateurs qui l'érigent droit debout, pour un dernier slam. Lorsque les lumières se rallument, les sourires s'affichent sur toutes les lèvres : le public est rincé, mais heureux.

 
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