Booba : "Ai-je une gueule à m'appeler Charlie ?"

Booba : "Ai-je une gueule à m'appeler Charlie ?"©Abaca
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Sébastien Jenvrin, publié le 14 avril

Sorti ce lundi, l'album du rappeur fait polémique à cause d'une chanson aux textes ambigus sur les attentats de Charlie Hebdo. Dans une interview au Parisien, il assume complètement sa punchline et se dit "ni Charlie, ni pas Charlie".

La phrase a fait le tour des réseaux sociaux ce week-end. Dans D.U.C., l'album de Booba sorti ce lundi 13 avril, le rappeur s'illustre sur le morceau Les meilleurs par une punchline dont on n'a pas fini de parler : "Ai-je une gueule à m'appeler Charlie ? Réponds-moi franchement. T'as mal parlé, tu t'es fait plomber. C'est ça la rue, c'est ça les tranchées". Habitué de ce genre de provocations, celui qui s'autoproclame "Duc de Boulogne" franchit un cap supplémentaire en s'attaquant aux valeurs de la Marche du 11 janvier et son slogan "Je suis Charlie".

Dans un entretien accordé au Parisien, Booba enfonce le clou en adoptant la posture du "ni-ni", trois mois après les attentats de Paris : "J'étais ni Charlie, ni pas Charlie. Je comprends l'indignation des gens, je comprends aussi l'indignation de certains musulmans qui ont eu le sentiment d'être insultés par un journal, même si je ne cautionne pas de tels actes terroristes." Ce qui fait polémique aujourd'hui, c'est la manière dont l'artiste de 38 ans pointe la responsabilité des caricaturistes de Charlie Hebdo : "Ils s'attaquent à l'islam, ils savent très bien qu'il y a un courant extrémiste, ils savent très bien comment les mecs fonctionnent, ils ont pris le risque de continuer à les attaquer.... Voilà. Quand on joue avec le feu, on se brûle". Booba poursuit son argumentation avec une métaphore pour le moins douteuse : "Dans la vie, il faut assumer ses choix. Si tu habites en Australie au bord d'une plage infestée de requins blancs, que tu le sais et que tu continues à te baigner tous les jours, le jour où tu te fais croquer par un requin blanc, il faut assumer."

Des propos qui n'ont pas tardé à faire réagir les internautes, les politiques et les personnalités publiques. Le député UMP Eric Ciotti condamne ce mardi 14 avril les propos du rappeur qu'il compare à "une forme d'apologie du terrorisme" et espère que le parquet de Paris entamera des poursuites contre lui. De son côté, l'urgentiste et chroniqueur à Charlie Hebdo Patrick Pelloux a confié à Sud Radio que Booba "ferait mieux de chercher l'intelligence plutôt que de chercher à justifier les terroristes et de se mettre du côté de ceux qui ont tué des femmes, des enfants, des dessinateurs, des journalistes, des ouvriers, des musulmans, des juifs". Il en a profité pour inviter les jeunes, qu'il dit "beaucoup plus intelligents que lui" à "écouter autre chose". Quoiqu'il en soit, voilà qui devrait réactiver le débat sans fin sur la liberté d'expression.

 
19 commentaires - Booba : "Ai-je une gueule à m'appeler Charlie ?"
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    jenfifi -

    c'est la vieille et sempiternelle posture du rappeur facho et matérialiste qui n en a strictement rien a branler des autres , une seule chose compte : son nombril , ses baguouses de merde et son compte en banque . ça porte un nom : gros connard ...

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    saimois -

    Pauvre type !!!! quitte ce pays tu ne le mérites pas !!!

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    MISERE76 -

    t'aime pas la France et les français bonne route on a pas besoin de merde comme toi!!!nous on se lève le matin pour nourrir les gens qui t'écoutes!

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    swilder67 -

    Quelqu'un lui à demandé son avis à celui là ?
    C'est personne ce type, pourquoi les journalistes en parlent-ils ?

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    fbi1975 -

    booba retourne au usa le mec ce prend pour un duc et il est contre le système dont il profite à mort et les mecs continue d'acheter sa bouilli quelle pitié tous pour ce faire remarquer nabilla bis

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