Bono parmi les prétendantes au titre de "femme de l'année" du magazine Glamour

Bono parmi les prétendantes au titre de "femme de l'année" du magazine Glamour©Calabrese Darren/CP, Abaca
A lire aussi

Sébastien Jenvrin, publié le 3 novembre

Le magazine américain Glamour a sélectionné le chanteur de U2 pour le titre de "femme de l'année 2016". Par chance, le prix est revenu à Emily Doe, victime du viol de Stanford.

Que s'est-il passé dans la tête de la rédactrice en chef de Glamour ? Dans le cadre de son prix annuel de la "femme de l'année", le magazine féminin avait sélectionné Bono parmi les prétendantes au titre, faisant du chanteur du groupe U2 le premier homme à avoir cet honneur. Si c'est finalement Emily Doe, la victime du viol de Stanford qui a reçu cette distinction, le choix de sélectionner un homme parmi les nommées a fait couler beaucoup d'encre.

Bono, une femme comme les autres ?

On connaissait les nombreux engagements humanitaires de Bono, moins son combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes. C'est pourtant en raison de sa campagne "Poverty is Sexist" que le chanteur a eu les faveurs de la rédaction de Glamour. Lancée par l'ONG One, cette campagne vise à sensibiliser sur la vulnérabilité des femmes victimes de la pauvreté. Si l'intention était bonne, cette sélection a tout de même quelque chose de maladroit. Et pour cause, un tel prix est censé apporter de la visibilité à des femmes dont on parle trop peu dans les médias. Si la star Bono n'avait pas besoin de cette mise en lumière, la rédactrice en chef de Glamour, Cindi Leive, a souhaité se justifier de son choix, déclarant : "Il y a tellement d'hommes qui font des choses véritablement merveilleuses pour les femmes ces temps-ci".

L'affaire du viol de Stanford

Mercredi 2 novembre, la rédaction de Glamour a révélé le nom de sa "femme de l'année": Emily Doe. Il s'agit du pseudonyme que s'est attribué la jeune femme de 23 ans violée par Brock Allen Turner, un champion de natation de l'Université de Stanford. Cette affaire a fait scandale aux États-Unis cette année car le violeur, qui a agressé sa victime sexuellement alors qu'elle était inconsciente, n'a écopé que de six mois de prison avec sursis. La raison ? Une plus longue peine "aurait un impact sévère sur sa carrière" selon le juge. En réponse, Emily Doe avait publié une lettre témoignant de "l'impact sévère" que l'agression avait eu sur elle.

 
2 commentaires - Bono parmi les prétendantes au titre de "femme de l'année" du magazine Glamour
  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]