Blur : trois bonnes raisons d'écouter l'album The Magic Whip

Blur : trois bonnes raisons d'écouter l'album The Magic Whip©Parlophone, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 28 avril

Héros de la britpop dans les années 90, le quatuor londonien n'a cessé de se renouveler jusqu'à l'album Think Tank (2003), réalisé sans le guitariste Graham Coxon. À nouveau au complet, le groupe revient avec The Magic Whip, un disque 100% Blur.

1. Parce qu'il est attendu depuis douze ans

Au début des années 2000, les relations entre les deux têtes pensantes de Blur se délitent et chacun semble vouloir suivre sa propre voix. Le guitariste Graham Coxon commence à publier des albums en solo et Damon Albarn met plusieurs projets parallèles sur le feu, Gorillaz, Mali Music et des bandes originales de film. Un septième album voit le jour, Think Tank (2003), mais sans Coxon, viré à cause de ses problèmes avec l'alcool. Depuis, les fans ne cessent d'attendre une réconciliation et un nouvel album avec les quatre membres originels. Le miracle arrive fin 2008 avec l'annonce d'une reformation, qui se concrétise l'année suivante avec plusieurs concerts, dont celui donné à Hyde Park.

2. Parce qu'il est le fruit du hasard

Malgré la sortie du single Under the Westway en juin 2012, aucun album ne se profile à l'horizon pour Blur. Puis, l'année suivante, alors que le groupe est en tournée en Asie, il s'enferme en studio le temps d'une session d'enregistrement improvisée suite à l'annulation d'une date au Japon. Destinées à ne jamais voir le jour, les pistes sont redécouvertes par Graham Coxon à l'automne dernier. Il décide de faire appel au producteur historique Stephen Street pour mixer l'ensemble et enregistrer les voix. En quelques jours, The Magic Whip est bouclé.

3. Pour son côté foutraque

S'il y a dans The Magic Whip un certain nombre de sons jamais entendus dans Blur - tous ces bidouillages extraits du logiciel GarageBand -, on retrouve bien l'identité du groupe de l'Essex. L'accent cockney de Lonesome Street renvoie aux grandes heures de Parklife, quand l'électrique Go Out évoque une piste issue de 13 (1999). Le quatuor surprend aussi à plus d'un titre, avec la ballade faussement naïve Ice Cream Man ou le mélancolique There Are Too Many Of Us, qui débute comme une marche militaire au ralenti. Plus loin, c'est encore un autre registre que les Anglais abordent avec le chaloupé Ghost Ship, l'impeccable mélodie pop de Ong Ong ou le blues crépusculaire de Mirrorball. Une chose est sûre, tout est certes désordonné, mais tout se tient parfaitement dans The Magic Whip.

 
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