Benjamin Clementine : "C'est comme si mon histoire éclipsait ma musique"

Benjamin Clementine : "C'est comme si mon histoire éclipsait ma musique"©Abaca
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Sébastien Jenvrin, publié le 19 novembre

En lice pour le prestigieux Mercury Prize qui se tiendra outre-Manche ce vendredi 20 novembre, le Parisien d'adoption se confie au Guardian sur son parcours.

Dix mois après la sortie d'At Least For Now, un premier album acclamé tant par la critique que par le public, notamment en France où il vit depuis 2010, Benjamin Clementine revient aujourd'hui en héros au Royaume-Uni, son pays natal. Nommé pour la "shortlist" du Mercury Prize, qui récompense tous les ans le meilleur album britannique de l'année, le chanteur et pianiste a accordé une interview au Guardian. L'occasion de revenir sur son parcours atypique qui l'a mené du métro parisien au podium d'un défilé Burberry. Comment a-t-il quitté Londres avec tout juste assez pour se payer un billet pour Paris ? Comment a-t-il a erré dans la capitale française pendant trois ans, écumant les bars et le métro pour finalement enregistrer un premier EP sur un label indépendant ? "C'est ennuyeux et frustrant (d'avoir à revenir sans cesse sur cette histoire) car j'ai davantage envie de parler de mes chansons", confie-t-il au quotidien britannique, avant d'ajouter : "parfois, c'est comme si mon histoire éclipsait ma musique".

De musique, il en est justement question dans cet entretien, au cours duquel Benjamin Clementine explique que ses chansons font échos à des artistes français - Erik Satie, Léo Ferré, Charles Aznavour - autant qu'à "mes héros : Nick Cave, Tom Waits, Nina Simone". Ce qui frappe avec le jeune artiste, c'est sans doute la sincérité qu'il a toujours mis dans ses compositions. Sa musique ? "(C')est moi, m'adressant directement à vous. J'ai appris dans ma courte vie qu'on ne pouvait pas tromper les gens. Donc je préfère leur raconter ce que je pense vraiment : mes ambitions, mes rêves, ce qui m'inspire", confie-t-il au Guardian. D'ailleurs, il insiste encore : il n'est "ni un bon pianiste, ni un bon chanteur", mais un bon raconteur, conclut le quotidien britannique.

 
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