Beirut : trois bonnes raisons d'écouter "No No No"

Beirut : trois bonnes raisons d'écouter "No No No"©4AD, DR
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Sébastien Jenvrin, publié le 11 septembre

Revenu de loin, l'Américain Zach Condon rompt le silence de ces dernières années avec un album où on le retrouve au sommet de son art et pour lequel on proclame : "Oui Oui Oui".

1. Parce qu'il symbolise la renaissance de son auteur

Divorce, dépression, alcool, hôpital psychiatrique... La vie de Zach Condon, le leader de Beirut, n'a pas été un long fleuve tranquille depuis qu'on l'a quitté en 2011 avec son dernier album, The Rip Tide. Que l'on se rassure, le chanteur n'est pas du genre à se répandre sur ses malheurs dans ses chansons, qui ont sur ce disque plutôt le goût de la renaissance. C'est un jour de 2013, depuis sa chambre d'hôpital que l'Américain a commencé à envisager No No No, mais il a fallu une nouvelle rencontre amoureuse pour provoquer le déclic et lui permettre de retrouver l'inspiration.

2. Parce qu'il est truffé de mélodies bringuebalantes

Que les fans de la première heure se rassurent, Zach Condon et son orchestre n'ont rien perdu de leur magie. La preuve avec le premier extrait dévoilé, la chanson-titre No No No, qui s'inscrit dans la droite lignée de leur pop fanfaronnante avec son synthé de fête foraine en guise d'introduction. Habitué à aller chercher son inspiration du côté de la musique des pays de l'Est ou des fanfares mexicaines, Beirut n'étonne plus lorsqu'il donne une teinte reggae à Fener ou débute la chanson Gibraltar par un tam-tam africain. Cette variété de tons est au service de mélodies bancales et toujours aussi réussies, comme le très beau At Once et ses cuivres mélancoliques ou encore le mid-tempo August Holland, qui n'est pas sans rappeler Jens Lekman.

3. Parce qu'il marque un tournant mainstream

Contrairement à son prédécesseur, les chansons de No No No n'ont pas été composées dans la maison de Zach Condon sur son ordinateur, mais dans un studio à Brooklyn durant deux semaines où lui et son groupe étaient bloqués par le blizzard. Condon a écrit les chansons au fur et à mesure des sessions d'enregistrement. Les arrangements sont également plus précis, et la production plus aboutie que sur les enregistrements précédents. Comme pour confirmer son éloignement de la sphère strictement indie, Beirut joue désormais dans des grandes salles. Le groupe se produira effectivement au Zénith de Paris le 22 septembre.

 
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