100 ans d'Edith Piaf : 3 hymnes inoxydables de La Môme

100 ans d'Edith Piaf : 3 hymnes inoxydables de La Môme©Getty Images
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Clara Lemaire, publié le 18 décembre

A l'occasion du centenaire de la naissance d'Edith Piaf, qui aura lieu samedi 19 décembre, découvrez la petite histoire qui se cache derrière trois de ses hymnes les plus mythiques.

La vie en rose (1947)

La vie en rose, l'un des titres les plus connus de La Môme, a été écrit en plusieurs étapes. En 1945, l'une de ses amies, Marianne Michel demande à Edith Piaf de lui écrire un morceau alors qu'elles sont attablées à une terrasse de café. Piaf se met alors à griffonner "Quand je vois les choses en rose...", mais dans la foulée Michel lui fait remplacer "les choses" par "la vie". Un premier jet qui atterri ensuite entre les mains de Henri Conter, le parolier fétiche d'Edith Piaf. Il change alors l'ordre des phrases pour donner plus de résonnance au titre, et l'offre ensuite à la chanteuse pour son anniversaire. Pourtant, cette dernière ne sera pas du tout conquise par ce morceau qu'elle considère comme"une niaiserie", et le met de côté. C'est donc Marianne Michel qui récupère le titre comme prévu, et qui le popularise dans les cabarets parisiens. Un franc succès, qui convaincra Edith Piaf d'enregistrer La vie en rose en octobre 1946.

L'hymne à l'amour (1950)

Ecrite par Edith Piaf et composée par la musicienne Marguerite Monnot, L'hymne à l'amour est une véritable ode à l'homme qu'elle aimait à l'époque, le boxeur Marcel Cerdan. Le couple se rencontre en 1948 à New York lors d'une tournée de la chanteuse, puis s'installe très vite ensemble dans une maison à Boulogne-Billancourt, où elle trouvera l'inspiration pour écrire un autre de ses plus grands succès. Piaf chante la chanson pour la toute première fois le 14 septembre 1949 au Versailles, un cabaret de New York devant un Marcel Serdan ébloui. Mais le tragique destin du boxeur l'emporte quelques semaines plus tard dans le crash d'un avion Air France Paris-New York. Edith Piaf enregistrera le morceau en 1950 pour lui rendre hommage, plusieurs mois après le terrible accident.

Milord (1960)

A 45 ans, Edith Piaf rencontre le compositeur et interprète Georges Moustaki, la moitié de son âge, mais dont elle tombe éperdument amoureuse. Alors qu'ils sont au restaurant, elle lui demande d'écrire une histoire sur un couple qui se sépare. "C'est un dimanche à Londres / Il faisait froid dehors / Souvenez-vous Milord..." se met alors à écrire Moustaki sur la nappe de la table. Inspirée par cette ébauche, la chanteuse lui lance "Oublie les amants, la chanson c'est Milord". Le compositeur termine le titre qui évoque désormais une prostituée avec un client riche en mal d'amour, et qu'il voit déjà être chanté par Edith Piaf : "Les mots et les phrases me sont venus naturellement", expliquera-t-il un peu après. Mais leur histoire d'amour s'achève brutalement lorsque Moustaki la quitte, et rend la chanteuse folle de rage. Elle refusera d'interpréter Milord jusqu'à ce qu'elle ne se laisse convaincre par son impresario.

 
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